Les chansons maçonneuses d'Aix en Provence

C'est à 1762 que remonte la présence maçonnique à Aix en Provence, avec la fondation de la Loge L'Etroite Persévérance. En 1772 est fondée l'Amitié, relevant du Grand Orient de France; elle est absorbée en 1774 par l'Etroite Persévérance des Amis Réunis mais est réveillée en 1781, pour disparaître à nouveau en 1792 et renaître en 1803. C'est un Loge de l'aristocratie et de la haute bourgeoisie. Des gens de condition plus modeste fonderont en 1810 Les Arts et l’Amitié, qui fusionnera en 1826 avec l'Amitié, gardant le nom de celle-là mais récupérant l'ancienneté de celle-ci. La Loge connaîtra encore des périodes de sommeil de 1835 à 1847 et de 1851 à 1863.

 

 

 ci-contre : une source précieuse est l'étude de Christine Derobert-Ratel, Les Arts et l'Amitié et le rayonnement maçonnique dans la Société aixoise de 1848 à 1871, chez Edisud


 diplôme de  Maître délivré par la Loge  

Les Arts et l’Amitié maintiennent la tradition de leurs « ancêtres vénérés » de faire leurs tenues importantes (installations, initiations, élections, interobédientielles, ...) le dimanche matin. Ces tenues dominicales sont suivies d’agapes blanches familiales aux effets les plus heureux sur l’harmonie de la Loge.

Depuis une vingtaine d’années, ces agapes ont été l’occasion de renouer avec une autre tradition, celle de chanter à la fin du repas. Les chansons de table classiques, auxquelles se mêlaient parfois des chants maçonniques, ont cédé peu à peu la place à des chansons drôles, parodies de chansons connues, satires plus ou moins piquantes des « travers » maçonniques, nommées chansons maçonneuses par leurs auteurs.

« Sur l’air de … » sont nés ainsi des textes certes plus enclins à la dérision qu’à l’exaltation des vertus maçonniques, comme le furent les chants maçonniques des siècles précédents. 

Mais en ce début de siècle où la caricature et le blasphème sont soumis aux bûchers de nouvelles inquisitions, n’est-il pas vertueux de savoir rire de soi-même ?

L'auteur

Le grand animateur de cette nouvelle tradition est un spécialiste de l'humour décapant, Jean-Claude Julien, qui s'est fait connaître dans la région par la célébration, en 1996, du blasphème de Clovis en hommage au poète, député et communard Clovis Hugues, célébration pérennisée par un excellent site.

Un florilège de ces chansons maçonneuses vous sera présenté ici ; les textes sont accompagnés de fichiers sonores a capella (nous sommes persuadés de l'indulgence que manifesteront les auditeurs vis-à-vis de quelques accrocs de justesse), en MP3 très comprimés (*) pour diminuer les temps de chargement, et dès lors de faible qualité sonore.

Voici les premières :

J'me voyais déjà

La cordonnite

C'était un p'tit gars

(*) il existe des cas (très rares heureusement) où la lecture de fichiers aussi comprimés est refusée par la machine.

Retour au sommaire des chansons diverses du XXe siècle :

Retour au sommaire du Chansonnier :