Santés maçonniques

de la Chine à Paris

Ces Santés maçonniques d'une structure inhabituelle figurent aux pages 229-231 de la Lyre maçonnique pour 1810.

On est loin ici des traditionnels cantiques de santé !

Voilà en tout cas qui en dit long sur l'élévation de pensée qui caractérisait les Banquets sous l'Empire ...

            

SANTÉS MAÇONNIQUES.

 

 Air : Ça n'dur'ra pas toujours.

 

SANTÉS DES APPRENTIS.

 

Maçons, en qui pétille
Le feu de la gaîté,
De la grande famille
Buvons à la santé : 
Buvons aux Apprentis        (bis.)
De la Chine à Paris ;
ils sont tous nos amis.

    SANTÉS DES COMPAGNONS.

 

Mais qu'eût fait sur la terre
Le premier des Maçons,
Sans la main tutélaire
De ses Frères?.... Buvons
Aux Compagnons chéris ;        (bis.)
De la Chine à Paris,
Ils sont tous nos amis.

 

SANTÉS DES MAÎTRES.

 

Imitons nos ancêtres,
Notre Patron l'a dit :
Faisons des coups de Maîtres,
Buvons a petit bruit : 
A nos Maîtres chéris ;        (bis.)
De la Chine à Paris,
Ils sont tous nos amis.

 

SANTÉS DE TOUS LES MAÇONS.

 

Quand sur la terre et l'onde
L'ardent dieu des combats
Partagerait le monde
En deux camps de soldats,

   Les vrais Maçons unis         (bis.)
De la Chine à Paris,
Seront toujours amis.

Par le Frère CAIGNART DE-MAILLY,
de la Loge de la Constance couronnée.

Voir l'air mentionné.

Le Caignart-de-Mailly cité comme auteur du texte était une cheville ouvrière des Annales maçonniques de Caillot.

La même chanson figure d'ailleurs aux pages 231 à 233 du Tome VI de celles-ci. 

Mais Caignart-de-Mailly, qui est ici non seulement l'auteur mais aussi l'éditeur de fait, y a ajouté deux couplets supplémentaires, spécifiques à sa propre Loge.

SANTÉS MAÇONNIQUES.

AIR : Chantons laetimani.

Santé des Apprentis.

MAÇONS en qui pétille
Le feu de la gaîté,
De la grande famille
Buvons à la santé.
Buvons aux Apprentis ; (bis) 
De la Chine à Paris ,
Ils sont tous nos amis.

Santé des Compagnons.

Mais qu'eût fait sur la terre 
Le premier des Maçons, 
Sans la main tutélaire 
De ses Frères ? Buvons 
Aux compagnons chéris
De la Chine à Paris, 
Ils sont tous nos amis. 

Santé des Maîtres.

Imitons nos ancêtres, 
Notre patron l'a dit : 
Faisons des coups de Maîtres
Buvons à petit bruit 
A nos Maîtres chéris ; 
De la Chine à Paris, 
Ils sont tous nos amis.

Santé de tous les Maçons.

Quand sur la terre et l'onde 
L'ardent Dieu des combats 
Partagerait le monde 
En deux camps de soldats, 
Les vrais Maçons unis, 
De la Chine à Paris, 
Seront toujours amis.

Santé des Frères de la CONSTANCE-COURONNéE. 

En ce moment prospère,
Je suis plus grand qu'un roi.
Le maître du tonnerre

N'est pas plus fort que moi, 
Au sein de cœurs unis 
De mes enfans chéris, 
Tous frères, tous amis.

Vœu du Vénérable.

O ! ma bonne Constance
Tu vivras dans mon cœur 
Autant que l'existence 
Y tiendra sa chaleur. 
Point n'aurai, je le dis, 
De la Chine à Paris, 
Jamais de meilleurs amis.

Caignart-de-Mailly

L'air mentionné, Chantons laetamini (et non Chantons laetimani comme erronément indiqué), est en fait, sous un autre nom, le même que celui proposé par la Lyre.

On trouve la même chanson (dans sa version complète) aux pp. 112-4 du Nouveau Code récréatif des Francs-Maçons, sous le titre Santés maçonniques chantés à la Constance couronnée.

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