Couplets à un Vénérable

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Ces Couplets à un Vénérable du Frère Pradel figurent aux pp. 20-21 de la Lyre maçonnique de 1812. La flatterie envers le Vénérable (ami le plus sincère autant que Frère le plus vertueux) est mise à l'honneur au dernier couplet.

Le Vaudeville (final) de Folie et Raison ou des Trois Soubrettes est donné par la Clé du Caveau sous le n° 858. On voit ici qu'il s'agit d'un air de Doche (qui le donne aussi dans sa Musette du Vaudeville), mais dont la métrique ne correspond pas strictement.


 

    

couplets A UN VÉNÉRABLE.

 

Air de Folie et Raison.

 

Novice encor dans l'art divin
Par qui l'on reçoit la lumière,
Je marche d'un pas incertain
Dans votre sublime carrière ;
Mais, apprenti par mes talens,
Lorsqu'à peine je viens de naître,
En amitié chez vous je sens
Que je suis déjà passé maître.

 

Je préfère la douce paix
Aux bruyans fracas de la guerre,
Et pour jouir de ses bienfaits
Ici je deviens votre frère ;
Mais si de Bellone en courroux
J'ai redouté toujours les foudres,
Maintenant je voudrais pour vous
Faire feu de toutes mes poudres.

 

Mon premier feu se tirerait
Pour celui que chacun révère,
Et mon second appartiendrait
A notre ami le plus sincère ;
Au Frère le plus vertueux
Le dernier serait agréable :
Or vous voyez que ces trois feux
Sont tous pour notre Vénérable.

                           Par le Frère PRADEL.

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