Boulo

 

Le recueil 1844 de la Revue maçonnique publiée à Lyon donne à sa p. 220 un écho de la féte solsticiale célébrée en commun par les deux Loges lyonnaises Equerre et Compas et Etoile Polaire, où il est signalé que 

Les frères Cherblanc aîné et Boulo, qui jouissent à si juste titre de leur haute réputation artistique, ont prêté leur concours à cette fête. Le premier a exécuté un solo de violon qui a enlevé les applaudissements de l'assemblée ; le second a chanté un air qu'il avait composé lui-même sur les paroles du frère Kauffmann. Ce morceau et la romance qu'il a ensuite fait entendre ont causé le plus grand plaisir.

(NDLR : le frère Kauffmann était membre d'Equerre et Compas, dont en 1847 il serait Vénérable).

Nous savons que ce Frère Jean-Jacques Boulo (1820-1887), ténor léger, était à l'époque pensionnaire du Grand-Théâtre de Lyon, et que sa carrière le mena également à Paris, Lille, Bruxelles et Toulouse.

Selon l'ouvrage Deux siècles à l'Opéra (p. 102) de Nérée Desarbres (Paris, 1868), après avoir chanté les ténors légers dans les principales villes de la province et à l'Opéra-Comique, il fut engagé à l'Académie [Impériale de Musique] en 1853 et y resta jusqu'en 1860.

Il y tint le rôle de Danieli à la première des Vêpres Siciliennes le 13 juin 1855 (affiche ci-contre).

Il s'installa ensuite à Toulouse, sa ville natale, où il enseigna le chant au Conservatoire et où il mourut. 

Nous n'avons pas trouvé trace d'autre composition qu'il ait signée et devons donc conclure, jusqu'à plus ample informé, qu'il ne s'agissait probablement que d'un compositeur occasionnel.

Le fait d'avoir composé ne serait-ce qu'un air - et maçonnique de surcroît - justifie cependant sa place sur ce site.

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