Marchal

En cliquant ici, vous entendrez le fichier mp3 de son Himno masonico, séquencé par Christophe D.  

 

Nous savons très peu de choses du pianiste français Max (Maximo) Marchal, sinon que :

- en 1848 (serait-ce une conséquence des événements parisiens ?) il s'installa à Madrid 

- il y publia de nombreuses oeuvres (certaines sont mentionnées ici - voir ici une série de partitions)

- selon cette source, il y fut membre (et 1er Surveillant) de la Loge Armonia (n° 52 du GOLU, Grand Orient Lusitanien Uni), dont le héros national cubain, Jose Marti, aurait été Orateur.

- il composa en 1871 un Himno masónico (Hymne maçonnique)

à gauche ci-dessous : la signature de Max Marchal à la p. 3 de la partition de sa valse brillante op. 58 intitulée Mathilde ; à droite, la signature qui figure à la p. 1 de la partition de son Himno masónico. La dernière est visiblement de la même main, mais elle est anonymisée, tout en présentant manifestement une triponctuation maçonnique.

On appréciera le caractère prophétique du texte (anonyme) de son op. 59, Le culte des faux dieux au XX siècle (1866).

Sur ce trépied que la foule environne,
Quel Dieu se dresse arrogant et moqueur ?
De sequins d'or son front ceint la couronne,
Un vide s'ouvre à la place du coeur,
Ce Dieu puissant c'est Plutus en personne,
Sur l'univers pesant d'un pied vainqueur.
Sous lui tout plie et quand il dit j'ordonne,
Grands et Petits se prosternent en choeur.

Dans cette arène où tant de sang ruisselle,
Quel est ce monstre aveugle et respecté ?
Dans sa main droite une épée étincelle,
Son autre aux fers rive la liberté.
Ce monstre-là c'est la guerre cruelle,
Au nom du Ciel saignant l'humanité
Elle a son temple un culte où se révèle,
Tout l'idéal de la férocité.

Sous ces habits dont la magnificence,
De Salomon éclipse la splendeur,
Qui donc étale altier son arrogance ? 
Est-ce un Nabab ? Un Mage, un Empereur ?
Sous ce brocard un parfum d'indulgence,
Du Vatican trahit l'hôte imposteur ;
Christ dans sa crèche a prêché l'indigence,
Mais Christ pour lui n'est qu'un fou, qu'un rêveur.

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