Chanson pour l'Adoption 

Cliquez ici pour entendre l'air mentionné, séquencé par Christophe D.

Dans son ouvrage The masonic muse. Songs, music and musicians associated with Dutch freemasonry: 1730-1806, ainsi que dans un article (en néerlandais) de la revue Thot (republié dans l'ouvrage Women's agency and rituals in mixed and female Masonic orders), Malcolm Davies traite de la célèbre Loge (mixte) de Juste (ainsi dénommée selon son Vénérable Juste van Wassenaer) à La Haye et analyse le chansonnier qu'elle édita en 1751 :

Chansons

 de l'Ordre de

l'Adoption

ou la 

Maçonnerie des Femmes

 

Voici l'une de ces chansons (on en trouvera une autre ici), dont l'auteur est le Frère Parmentier, désigné au Tableau de la Loge comme A. Wilfelsphem Parmentier, résidant à Paris et membre de la troupe théâtrale de la Comédie Française à La Haye (nous ignorons s'il peut s'agir de l'André Parmentier qui en 1746 collabora avec Favart à Bruxelles).


                         

Que tout ici respire
la charmante Gaieté,
un coeur tendre y soupire
mais c'est de volupté,
d
ans le sein des misteres
caressé du Zéphir 
Pour jouir
Passons freres
Du desir au plaisir.

 

Que l'Enfant de Cithere
Pour charmer nos loisirs ;
Par le plus Doux salaire,
Paye tous nos soupirs ;

(refrain)

Dans le sein des misteres
Caressé du Zéphir 
Pour jouir
Passons freres
Du desir au plaisir.

 

Que chacun plein de Zele
Et d'Emulation ;
Soit cité pour modèle,
Dans notre Adoption ;

Dans le sein des Misteres, &c.

 

Buvons, aimons, sans cesse,
Usons bien des instans;
Dans cette double Yvresse
Tout áge est un Printemps ;

Dans le sein des Misteres, &c.

 

Le Paradis terrestre
Que l'on croyait perdu ;
Etoit mis en séquestre
Pour nous être rendu :
L'Adoption mes freres,
Est ce lieu de douceur,
S'y [si]  flateur ;
Nos Misteres,
Font du coeur, le bonheur.

Ci-dessous une image un peu agrandie de la partition :

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