La sentence maçonnique :

Fraternité, gaîté, sagesse et bienfaisance

  Cliquez ici pour entendre la partition donnée par la Clé du Caveau pour l'air mentionné

La première édition que nous connaissions de cette chanson est aux pp. 145-6 de Mon portefeuille de Legret en 1806, sous le titre La sentence des francs maçons.

Une édition plus tardive (avec un couplet supplémentaire, le dernier) figure aux pp. 275-6 (reproduites ci-dessous) du Chansonnier des bonnes gens du même Legret.

Voir ici sur l'air Aux montagnes de la Savoie.

Dans Mon portefeuille, il était donné une précision complémentaire : Aux montagnes de la Savoie, avec la ritournelle. Nous supposons qu'est ainsi visé le refrain Et tic, tic, tac ... qui effectivement n'a pas de correspondance dans la romance de Doche. S'agirait-il des portées figurant à l'une des partitions que nous mentionnon pour cet air, mais pas à l'autre ?


     

La sentence maçonnique.

 

Air : Aux montagnes de la Savoie

 

Sur un air qui soit agréable,
Essayons de nouveaux accens ;
Plus l’art du mâçon est aimable,
Plus il se prête aux plus doux chants.
Des mâcons chantons la sentence,
Fraternité, gaîté, sagesse et bienfaisance !
Et tic, tic, tac, chargeons le canon, 
Et tic, tic, tac, tirons-le d'aplomb.

 

Le maçon n’est point infaillible, 
Tout comme un autre il peut pécher ; 
Mais il n'est point incorrigible, 
Quatre mots savent le toucher. 
On lui rappelle la sentence,
Fraternité, gaîté, sagesse et bienfaisance,
Et tic, tic, tac, chargeons le canon, 
Et tic, tic, tac, tirons-le d'aplomb.

 

Envers l’étranger, le profane, 
Sans peine il fait les premiers pas ; 
Il plaint l'erreur et ne condamne 
Pas même des amis ingrats ;
Car dans son coeur est la sentence ,
Fraternité, gaîté, sagesse et bienfaisance,
Et tic, tic, tac, chargeons le canon, 
Et tic, tic, tac, tirons-le d'aplomb.

 

Des maçons la joie est parfaite, 
Lorsqu’en loge on les réunit ; 
Mais au banquet elle est complète, 
Le pauvre tout bas applaudit. 
Il sait le mot de la sentence : 
Fraternité, gaîté, sagesse et bienfaisance,
Et tic, tic, tac, chargeons le canon, 
Et tic, tic, tac, tirons-le d'aplomb.

 

Dans un symbolique langage,
Du sexe on porte la santé ;
Par trois coups on lui rend hommage, 
Mais c’est en toute pureté. 
On prend ensuite pour sentence :
Amour, gaîté, Beauté, tendresse et bienséance
Et tic, tic, tac, chargeant le canon, 
Et tic, tic, tac, on tire d'aplomb.

Retour au sommaire de Legret :

Retour au sommaire du Chansonnier :