Couplets d'Installation

La Bibliothèque numérique de la ville de Périgueux (Médiathèque Pierre Fanlac) a mis en ligne ces Couplets chantés le 3 juillet 1814 (ndlr : jour proche du solstice d'été comme le soulignent les deux premiers vers), jour où les membres de la Respectable Loge de la Fidélité à l'Orient de Bergerac, députés du G. O. de France, ont installé la Respectable Loge des Amis Réunis à l'Orient de Périgueux, feuillet imprimé à Périgueux, de l’Imprimerie de B. M. Faure (cote BPZ-409).

Fondée en 1746, la Loge de la Fidélité à Bergerac fut constituée par la Grande Loge en 1766 et reconstituée par le Grand Orient en 1782. Après l'interruption révolutionnaire, elle reprit ses activités en 1810. Maine de Biran, alors sous-préfet à Bergerac, en était Orateur à ce moment (voir ici un de ses discours à ce titre) et il en a également été le Vénérable. Elle tomba en sommeil peu après la cérémonie ici mentionnée.

Concernant les Amis Réunis de Périgueux, on peut lire ici (p. 215) :

Le 9 juin 1813 se réunissaient pour la première fois les membres de cet atelier créé, disent-ils, « parce qu'il n'y a plus de loge en activité à Périgueux », ce qui est exact. La demande des constitutions fut faite le 31 décembre par son Vénérable Jacques Parson, employé dans les Droits réunis. Les constitutions furent accordées le 5 mai 1814 et la loge fut installée le 3 juillet 1814 par les membres de la loge « La Fidélité » de Bergerac.

On remarque que, créée à la fin de l'Empire, la Loge fut installée pendant la première Restauration, ce qui pourrait donner à penser que les événements n'exercèrent pas sur elle une influence exagérée.

C'est aux Amis Réunis de Périgueux que fut initié en 1816 Auguste Charrière.

Nous n'avons pas trouvé l’air Vous n'êtes pas propre aux combats (qui avait été utilisé ici en 1806).

                 

 

  COUPLETS

 

Chantés le 3 juillet 1814, jour où les membres
de la Respectable Loge de la Fidélité à l'Orient de
Bergerac, députés du Grand Orient de France,
ont installé la Respectable Loge des Amis Réunis à
l'Orient de Périgueux.

 

Sur l’Air : Vous n'êtes pas propre aux combats.

 

 

Aux jours où le flambeau des cieux
De tout son éclat étincelle,
Amis, de son cours radieux
Célébrons la gloire immortelle !
Chantons, bénissons, à jamais,
Les dons heureux qu’il nous dispense.
Quand on est digne des bienfaits 
On chérit la reconnaissance.

 

 

Ce sentiment plaît à nos coeurs ;
Il serre le noeud qui nous lie,
Et l’amitié sème de fleurs
L’étroit espace de la vie.
Le Profane, après le plaisir
Court et n’atteint que des chimères.
En quels lieux pourrait-on jouir
Comme on jouit auprès des Frères !

 

 

Que les vertus, dans ce séjour,
De leur beauté charment nos âmes !
Puissions-nous voir, de jour en jour ,
S’accroître leurs célestes flammes !
Tous les biens de L’égalité
Seront alors notre partage.
Nos coeurs à la Fidélité
En devront le premier hommage.

Retour au sommaire des chansons diverses du XIXe :

Retour au sommaire du Chansonnier :