Inauguration du nouveau Temple de la Parfaite Union de Valenciennes en 1803

 

Ce document (notice n° FRBNF33903151) figure au catalogue de la BNF sous la cote 8-H PIECE-1985. Il s'intitule :

Fête de l'inauguration d'un Temple nouveau à la Loge de la Parfaite Union à l'Orient de Valenciennes ... le 18e jour du 10e mois de l'an 5803 de la Vraie Lumière.

Il donne les détails de ladite cérémonie, qui se fit en deux phases séparées par un cortège, la première dans l'ancien Temple et la seconde dans le nouveau.

La Loge homonyme de la Parfaite Union de Douai, qui avait elle-même été installée en 1779 par la Parfaite Union de Valenciennes, joua un rôle important dans la cérémonie : sa délégation, menée par son Vénérable Delalande (qui prononça un discours et joua un rôle très actif dans le rituel), fit don d'une bannière écossaise en signe d'alliance et d'amitié.

Le tracé reproduit le texte de deux cantiques qui ont été chantés au cours du banquet :

  • cantique pour l'inauguration par Delalande lui-même ;

  • cantique sur la charité (auteur non précisé).

 

 

la Parfaite Union de Valenciennes

Cette loge de la Parfaite Union avait été fondée en 1733 sous obédience anglaise et avait été reconnue par le Grand Orient en 1774.

Sa superbe médaille (ci-contre) est, d'après les Archives historiques et littéraires du nord de la France, et du midi de la Belgique d'Aimé Leroy, l'oeuvre du graveur Jean-Joseph Durig (1750-1816).

La devise Constantia meruere lumen nous semble pouvoir se traduire : Par la constance ils ont conquis la lumière.

médaille portant la date de 1784.

La légende laboris assidui praemium signifie récompense d'un travail assidu. Les lettres FSB signifient évidemment Force - Sagesse - Beauté.

La Parfaite Union allait fusionner en 1811 avec Saint Jean du Désert pour former La Parfaite Union et Saint Jean du Désert Réunis.

On lit ici (cfr p. 318) qu'en 1818 la Loge comprenait 103 membres, dont 8 militaires russes membres des Cosaques du Don.

Retour au sommaire des chansons diverses du XIXe :

Retour au sommaire du Chansonnier :