Bon vin, bonne oeuvre

 

Cette chanson de Désaugiers, composée pour une solsticiale, figure aux pp. 172-3 de la Lyre maçonnique de 1813.

Elle est très symptomatique de l'esprit du temps, celui d'une maçonnerie essentiellement festive où le Banquet et l'épicurisme tiennent la première place, sans cependant (comme l'indique le titre) laisser de côté la bienfaisance, rappelée à l'avant-dernier couplet d'une manière presque incongrue.

Le dernier couplet est évidemment un hommage au Vénérable de la Loge de Désaugiers, l'ineffable et omniprésent Hippolyte Marchand. Les derniers vers, Une main à la bouche, et l'autre dans le gousset, pourraient servir de devise à cette maçonnerie impériale dont les soucis et occupations se limitent à la fête et à la philanthropie, qui se renforcent mutuellement selon la dialectique quelque peu douteuse du 2e couplet (le bienfait invite à boire, et boire invite au bienfait).

L'air n'est pas mentionné.

La chanson sera reproduite (sans plus d'indication d'air) aux pp. 242-3 de La Lyre des Francs-maçons de 1830. Mais dans cette édition, parue à un moment où le nom de Marchand (décédé en 1819) n'évoque plus rien, le dernier couplet commence par Du maître plutôt que par De Marchand.

 

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