Fruit de la Maçonnerie

Par un nouveau reçu

 Cliquez ici pour entendre la partition ci-dessous

Cette chanson figure aux pp. 402-3 de La Lire Maçonne.

C'est en effet une des quelques chansons (censément) proposées par le nouveau reçu pour exprimer son émerveillement et sa reconnaissance (on trouvera d'autres exemples ici, ici, ici et ici, sans oublier celui, plus célèbre, composé par Fréron).

Fruit de la maçonnerie.

Par un nouveau Reçu.

Je croyois avant d'être admis
Dans cet Ordre suprême et sage,
Que ce n'étoit que jeux, que ris,
Ou quelque leger badinage :
Mais, que j'étois bien mal instruit !
Je rougis de ma rêvérie,
Depuis que je goûte le fruit
De la Maçonnerie.

Les plus éminentes vertus
Qui soient dignes de notre hommage,
Les sentimens les plus connus
Dans les humains d'un vrai courage:
Un grand zèle, sans passion,
Respectueux, sans flatterie,
Vivre toujours dans l'union,
C'est la Maçonnerie.

Je ne désire à présent rien,
Que je jouis du nom de Frère :
L'univers entier m'appartient,
J'ai des amis en toute terre :
Leur secours, leur conseil m'est sûr,
Chacun d'eux m'offre une Patrie.
On ne trouve point de coeur dûr
Dans la Maçonnerie.

 

Avec la même partition (au décalage de ton près), elle figure également (pp. 33-34) au Recueil de Ste Geneviève, sous le titre Chanson faite par le Frère L. aussitôt après sa réception. Mais le texte n'y est pas exactement pareil :

Mais que je suis désabusé
Depuis que je me glorifie
D'être joint, d'être initié
A la Maçonnerie !

au lieu de

Mais que j'étais bien mal instruit !
Je rougis de ma rêverie
Depuis que je goûte le fruit
De la Maçonnerie !

Grand Dieu ! Que je vous remercie

au lieu de

Chacun d'eux m'offre une Patrie

Si l'on exige des serments
En recevant un nouveau frère,
C'est plus par l'usage des temps
Que pour l'obliger à se taire.
La parole seule retient
Ceux dont l'honneur règle la vie.
Et la Vertu fait le soutien
De la maçonnerie.

C'est la version de la Lire qui en 1806 servira pour :

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La lire maçonne
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