Saint Jean d'Ecosse du Contrat Social

 


Rousseau

Née de la Loge Saint-Lazare, constituée le 30 mars 1766 par la Grande Loge de France, et qui était devenue en 1775 l'Equité, la Loge du Contrat Social (ce nom semble faire référence à l'ouvrage homonyme de Jean-Jacques Rousseau, publié en 1762) est fondée en mars 1776 pour bientôt se proclamer écossaise et devenir, sous les auspices de la Loge avigonnaise Saint Jean d’Ecosse de la Vertu persécutée, Saint Jean d'Ecosse du Contrat Social qui se considérera comme Mère loge Ecossaise de France pour affilier de nombreuses Loges (dans sa période de gloire des années 1780, leur nombre s'élèvera à une trentaine) à son rit écossais. Son conflit à ce sujet avec le Grand Orient de France ne s'éteindra qu'en 1781.

Le livre de référence sur la Loge est l'ouvrage posthume de Pierre Chevallier, Histoire de Saint Jean d'Ecosse du Contrat Social, Mère loge Ecossaise de France (éditions Ivoire Clair, avec des commentaires d'Alain Le Bihan)

La Loge disposait d'une Colonne d'Harmonie particulièrement fournie, à laquelle Chevallier consacre tout un chapitre, et dont les registres mentionnent de fréquentes prestations. Mais, contrairement à d'autres Loges parisiennes à la même époque qui avaient formé leurs Sociétés de Concert, la Loge n'utilisait jamais cette Colonne dans un autre cadre que le cadre maçonnique. 

Après la Révolution, la Loge fut assimilée par sa fille Saint Alexandre d'Ecosse

La médaille heptagonale de Saint Alexandre d'Ecosse (images empruntées au site Deux cent ans de Rite Écossais Ancien et Accepté en France) porte bien la mention de la réunion des deux Loges et la date de fondation (1776) du Contrat Social. Une de ses faces rappelle celle de la médaille antérieure de Saint Jean d'Ecosse du Contrat Social :

On trouve aux deux la même devise : si fodieris invenies (si tu cherches tu trouveras). Ab oriente oriar signifie : je me lèverai de l'orient.

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