Chantons, amis, chantons la gloire, chantons le bonheur des maçons

Cliquez ici pour entendre l'air mentionné, tel que donné par une page Youtube

Nous avons trouvé ce cantique :

- au recueil (du début du XIXe siècle) de la Parfaite Union de Douai, sous le n° XII (sans titre) ;

- en 1836, dans le n° 4 de L'Univers maçonnique (à la colonne 723), sous le titre Cantique pour être chanté à une réunion de chevaliers Rose-Croix.

Ces deux textes correspondent, à quelques détails de ponctuation et de majuscules près, et ont la même référence d'air.

Les images ci-dessous correspondent à la deuxième publication, où le cantique est explicitement annoncé comme destiné à une réunion de hauts grades ; pourtant son objet n'a rien de spécifique à ceux-ci, et d'ailleurs la première parution (qui était dépourvue de titre) ne faisait aucune allusion à un tel usage.

Le Frère Delalande est l'auteur du texte.

 
                  
 Cantique

 

pour être chanté à une réunion 

de chevaliers Rose-Croix

Par le Frère DELALANDE.

air :  Du Réveil du peuple.

Chantons, amis, chantons la gloire,
Chantons le bonheur des Maçons ;
Que la gaîté trace l’histoire
De leurs vertus, de leurs leçons;
Chantons d’une voix unanime,
Les douceurs de l’égalité 
Consacrons, d’un accord sublime,
Les nœuds de la fraternité.

De tous les dons de la nature,
Les Maçons goûtent les bienfaits ;
Chez eux l’amitié la plus pure
Règne d'accord avec la paix ;
Leur temple est, sous le vaste dôme,
Le temple de la vérité ;
Il est aussi, sous l’humble chaume,
Le temple de l’humanité.

L’éternel qui fit la lumière,
La répandit également ;
A l’homme il a donné la terre,
Pour qu’il y vécût librement.
Respectant cet ordre suprême,
Tracé par la Divinité,
Les Maçons ont pris pour système,
L’égalité, la liberté.

Ces lois que dicta la Sagesse,
Aujourd’hui font notre bonheur ;
Dans nos temples, le grand s'abaisse
Le faible monte à sa hauteur ;
Jaloux du nom sacré de frères,
Nous en connaissons tous le prix,
Et le plus beau de nos mystères
Est de vivre tous bien unis.

Amis, de ce peuple de frères,
Partons à l’envi la santé,
Et que sur les deux hémisphères,
Notre toast soit répété ;
Buvons à la philosophie ;
Qu’elle jette au loin ses rayons ;
Buvons à la Maçonnerie,
Buvons à tous les vrais Maçons.

Voir ici au sujet de l'air.

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