Caron

 

Dans son article Musique et franc-maçonnerie à Rouen au XVIIIe siècle - La loge des Arts-Réunis, paru dans le n° 3-1997 de la revue Etudes Normandes, Christine Naslin mentionne, parmi les membres musiciens des Arts-Réunis, Camille Ferdinand Caron (1825-1886), compositeur et pianiste, qui y avait été reçu en 1851 et devint son directeur d'harmonie en 1854.

Dans le tome I de son supplément, Fétis consacre à Caron la notice suivante :

CARON (Camille), compositeur, né à Rouen le 10 mars 1825, fit ses premières études musicales à la maîtrise de la cathédrale, où il entra en 1835. Admis au Conservatoire de Paris en 1840, il y eut pour professeur de solfège M. Le Couppey, et se livra en même temps à l'étude du piano ; mais forcé de retourner à Rouen, il se mit alors sous la direction d'Amédée Méreaux, qui lui enseigna l'harmonie et la composition. M. Caron s'est définitivement fixé dans sa ville natale, où il se livre au professorat.

Il a fait jouer, au théâtre des Arts de Rouen, les ouvrages suivants : le Sergent d'Ouistreham, opéra-comique en un acte (mars 1863) ; la Naissance de Boieldieu, grande scène lyrique (15 décembre 1866) ; le Trébuchet, opéra-comique en un acte (17 décembre 1868). Il a publié chez les éditeurs Richault, Challiot, Choudens, Heugel, etc., une vingtaine d'oeuvres légères pour le piano, et des romances ou mélodies, dont quelques-unes, telles que la Nuit, chantée par Ponchard, et A Soixante ans, interprétée par Poultier, ont eu du succès. M. Caron a écrit également des choeurs à quatre voix d'hommes, parmi lesquels nous remarquons la Saint-Jean d'été, le Chant des derniers Gaulois, etc. Enfin, ses productions se complètent, jusqu'à  ce jour, par quelques morceaux religieux et deux marches pour orchestre, qu'il a fait exécuter au lycée de Rouen.

Dans son ouvrage Regards sur l'opéra (PUF), J. M. Bailbé signale en outre (p. 59) que le livret du Sergent d'Ouistreham était de  deux Rouennais, Théodore Lebreton (qui était membre des Arts-Réunis) et Georges Richard, et que Le Trébuchet, qui était inspiré de La Fontaine, n'eut qu'une seule représentation.

Il nous paraît hautement vraisemblable que le choeur à quatre voix d'hommes mentionné par Fétis et intitulé la Saint-Jean d'été ait été composé pour une circonstance maçonnique ; nous n'avons malheureusement trouvé aucune trace de sa partition, et faisons ici appel à tout qui pourrait nous donner une piste de recherche.

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