FRANZ

 

Nous savons assez peu de choses sur Johann Christian Franz (1762-1814), chanteur (baryton-basse) et compositeur, sinon ce qui en est dit par Fétis et (p. 103) dans le Handbuch der Laute und Gitarre publié à Vienne (1926-8) par Josef Zuth : fils d'un organiste et facteur d'orgues, il fit des études littéraires et ensuite de théologie, qu'il interrompit à 18 ans pour se lancer dans la carrière artistique.

Fétis décrit sa carrière comme suit :

En 1782, il entra au service du comte de Schwerin, ministre et grand écuyer, à Potsdam, et fut employé dans la musique de la chambre du prince héréditaire de Prusse (plus tard Frédéric-Guillaume III). Les voyages qu'il fit ensuite avec son maître achevèrent de former son goût, et augmentèrent ses connaissances dans l'art du chant, par les occasions qu'il eut d'entendre quelques artistes distingués. Après avoir été quelque temps sous-bibliothécaire de la Bibliothèque royale, il eut un engagement comme première basse de l'Opéra italien. Avant lui, jamais un chanteur allemand n'avait paru sur ce théâtre. En 1791, il cessa de chanter l'opéra bouffe, pour prendre les premiers rôles dans l'opéra sérieux ; son début en ce genre eut lieu dans Axur, de Salieri, le 19 novembre de cette année ... En 1805, il donna à Berlin une opérette en un acte, intitulé : Edelmuth und Liebe (Magnanimité et amour), dont il avait composé la musique et les paroles ; cet ouvrage fut joué avec succès.

A la p. 64 du tome IV de l'ouvrage de Robert Eitner (Breitkopf & Haertel, 1902), Biographisch-bibliographisches Quellen-Lexikon der Musiker und Musikgelehrten der christlichen Zeitrechnung bis zur Mitte des neunzehnten Jahrhunderts, nous avons trouvé la mention de chants maçonniques de sa composition, faisant partie - ce que confirme Fétis - de recueils de musique maçonnique :

Nous avons effectivement trouvé 9 lieder sous sa signature à la table du recueil 1798 de Böheim.

Dans l'ouvrage de Karlheinz Gerlach, Die Freimaurer im Alten Preußen 1738–1806, on le trouve (p. 757) mentionné comme initié en 1794 à la Loge berlinoise Zur Beständigkeit (fondée en 1775).

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