Sexe adorable !

Nous ne disposons pas encore de fichier midi pour cette partition, et serions particulièrement reconnaissant à qui pourrait en établir un.

La plus ancienne édition que nous connaissions de cette chanson est en 1801 dans le volume 2 du Miroir de la Vérité d'Abraham (p. 77, reproduite ci-dessous).

Elle se retrouve (pp. 34-5) à l'édition sans date des Bluettes maçonniques. Les seules différences entre ces deux éditions sont le titre Hommage aux SS (avec pentaponctuation : nous sommes en Loge d'Adoption !) et le remplacement, au second vers, du F triponctué par son pluriel FF (lui aussi pentaponctué).

C'est un marivaudage classique sur l'irrésistible charme des Soeurs, inspiratrices des arts et des vertus, toutes plus belles les unes que les autres, et sur la vénération qu'il inspire aux Frères.

L'auteur, mentionné comme le Frère D. S., n'est pas autrement désigné.

Le texte pastiche manifestement les vers suivants du cardinal de Bernis :

D'un sexe digne qu'on l'adore 
N'exagérons pas les travers. 
Sans lui l'homme serait encore 
Farouche au milieu des déserts. 

Le texte figure aussi (sans plus d'abréviations maçonniques) aux pages 262-3 du Code Récréatif des Francs-Maçons (sans signature) et (avec le titre Cantique et la signature D.....) 125-6 du Nouveau Code Récréatif des Francs-Maçons.

L'air Tout consiste dans la manière est donné par la Clé du Caveau sous le n° 567 avec le titre alternatif Amants qui marchez sur les traces.

autre

Air, Tout consiste dans la manière.

D'un sexe digne qu'on l'adore,
Frères, célébrons les attraits, 
Sans lui l'homme serait encore 
Farouche au milieu des forêts.

Femmes charmantes, ce langage
N'est point flatté.
C'est l'amitié qui rend hommage
A la beauté.

 

Les arts, les vertus sur la terre,
Vous durent leurs premiers autels, 
Le noble désir de vous plaire 
Les fit cultiver aux mortels.

Femmes etc.

 

Les Grâces jadis à Cythère
Existaient au nombre de trois ;
Dans ce beau climat chaque Frère
En admire cent à la fois. 

Femmes etc.

 

C'est à Pâris que j'en appelle,
Qu'il vienne la pomme à la main,
Croyant toujours voir la plus belle,
Il sera toujours incertain.

Femmes etc.

                  Par le Frère D. S. 

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