Aimables soeurs ... 

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Cette chanson provient (p. 114 d'une édition de 1787 ou 106 d'une autre de la même année) du Recueil de Cantiques du Manuel des franches-maçonnes. On la trouve aussi, sous le titre Cantique pour les Loges d'Adoption (pp. 41-2), au recueil d'Honoré, qui l'y signe de son nom.

On la retrouvera en 1806 dans le recueil d'Eleusine (pp. 72-3) sous le titre Cantique.

Dans chacune de ces éditions, l'air mentionné est O Mahomet, ton Paradis des Femmes.

On la retrouve encore aux pp. 234-5 de la Lyre maçonnique pour 1810, sous le titre Echelle d'Adoption et avec la mention d'air un mouvement de curiosité.

AUTRE.

 

Sur le même air.

Aimables soeurs, faut-il vous faire un crime,
Du premier culte offert à la beauté ?
Un souffle pur produit l'homme et l'anime,
Il croit en vous voit la Divinité.
Aimables soeurs, l'homme eût-il pu sans crime,
Etre insensible aux pieds de la beauté ?

Aimables soeurs, dans ce pieux hommage,
D'Adam les fils ont tous été fervents ;
Par eux ce culte a passé d'âge en âge,
Ils lui donnaient leurs plus charmans instans.
Aimables soeurs, dans ce pieux hommage,
Nous nous piquons, ainsi qu'eux, d'être ardens.

 

Aimables soeurs, par toute la nature,
On a voulu vous dresser des autels ;
Chez les humains, privés d'art, de culture,
Vous obtenez des tributs naturels.
Aimables soeurs, par toute la nature.
Qui mieux que nous encense vos autels ?

 

Aimables soeurs, quoi ! l'Olympe en murmure !
Pourquoi, chere Eve, eûtes-vous tant d'attraits ?
Ah ! notre Pere au ciel eût fait injure,
En dédaignant le prix de ses bienfaits.
Aimables soeurs, si l'Olympe en murmure,
Pour l'appaiser montrons-lui vos attraits.

 

Aimables soeurs, puisque la faute est faite,
Pour mieux la boire, à Bacchus livrons-nous :
Et si pour mal encore on l'interprète,
Toute erreur plaît, dirons-nous, avec vous.
Aimables soeurs, notre excuse est parfaite :
A vos côtés, qu'aimer et boire est doux !

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