Cantate pour Askeri-Khan

 

Aux pages 106 à 108 du Tome VII des Annales maçonniques de Caillot (ce volume est accessible sur Google Livres), on trouve une Cantate, sur un texte de Voyard, qui fut chantée lors de la Séance solennelle pour la réception dans l'Ordre des Franc-maçons du Frère Askeri-Khan, Ambassadeur de Perse près la Cour de France :


 

A propos de Charles Boscha fils 

Qui est le "Charles Boscha fils" mentionné comme le compositeur de la Cantate ci-dessous? 

Il ne peut s'agir que d'un profane (sinon il eût, à l'instar du parolier, été désigné comme Frère). Mais on imagine difficilement qu'il lui ait été demandé de composer de la musique pour la Loge si son père n'avait été lui-même maçon. 

Il doit donc s'agir de Nicolas-Charles BOCHSA (on écrit parfois BOSCHA), né en 1789 à Montmédy et mort en 1856 à Sydney en Australie, dont le père Charles était hautboïste et éditeur de musique (mais dont nous n'avons pas encore retrouvé trace de l'appartenance maçonnique, pourtant probable en fonction de ce qui précède). 

Selon Michel Faul, Nicolas Bochsa fut l'un des plus grands harpistes du XIXe siècle, qui a défrayé la chronique tout au long de sa carrière... et pas seulement pour des raisons musicales.(Il a été condamné par contumace aux travaux forcés après s'être réfugié en Angleterre)

Il fut non seulement un harpiste virtuose, qui inventa plusieurs techniques pour la harpe, et plusieurs manières de jouer avec un flageolet chromatique, mais aussi un compositeur. 

Il a travaillé à la Cour française de 1813 à 1817 et à Londres de 1822 à 1827.

Ses nocturnes pour harpe et basson ont été écrits en collaboration avec François René Gebauer (1774-1845).

Rien n'indique que Bochsa Fils, sur les traces (probables) de son père, soit lui-même devenu maçon. Cela ne saurait étonner, si l'on se rappelle qu'il faut pour cela être probe, libre et (selon les critères du moment) de bonnes moeurs. Ayant été - ce qui explique sans doute ses expatriations successives - poursuivi à plus d'une reprise (notamment pour faux et bigamie), il ne devait sans doute pas être considéré comme tel ...

(d'après le site consacré au livre de Michel Faul, NICOLAS-CHARLES BOCHSA : Harpiste, compositeur, escroc et le site Un cor dans mon coeur)

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