On  Masonry

Cliquez ici pour entendre le fichier midi de cette partition, séquencé par Christophe D.

 

Cette chanson porte le n° 40 à la p. 157 de l'édition 1764 de Ahiman Rezon et se retrouve au XVIIIe dans de nombreux autres recueils maçonniques et profanes anglais.

Nous nous sommes inspirés de la traduction donnée par Georges Lamoine dans son édition bilingue de Ahiman Rezon (éd. SNES, 1997).

I.

'Tis masonry unites mankind,
To gen'rous actions forms the soul;
In friendly converse all conjoin'd,
One spirit animates the whole.

II.

Where-e'er aspiring domes arise,
Where-ever sacred altars stand;
Those altars blaze unto the skies,
Those Domes proclaim the mason's hand.

III.

As passions rough the soul disguise,
Till science cultivates the mind ;
So the rude stone unshapen lies,
Till by the mason's Art refin'd.

IV.

Tho' still our chief concern and care,
Be to deserve a brother's name;
Yet ever mindful of the fair,
Their kindest influence we claim.

V.

Let wretches at our manhood rail;
But they who once our order prove,
Will own that we who build so well,
With equal energy can love.

VI.

Sing brethren then the craft divine,
(Best band of social joy and mirth);
With choral sound and cheerful wine,
Proclaim its virtues o'er the earth.

I

C'est la maçonnerie qui lie l'humanité,
Forme l'âme aux actes généreux ; 
En une amicale réunion tous assemblés, 
Un seul esprit anime l'ensemble. 

II

Où que s'élèvent de fiers dômes, 
Où que se dressent des autels sacrés, 
Ces autels flamboient jusqu'aux cieux 
Ces dômes proclament l'habileté du maçon.

III 

Comme les rudes passions recouvrent l'âme 
Jusqu'à ce que la connaissance cultive l'esprit 
De même la pierre brute gît sans forme 
Jusqu'à ce que l'art du maçon la façonne.

IV 

Bien que notre principal souci et soin 
Soit de mériter le nom de Frère 
Toujours pensant aux Belles 
Nous proclamons leur douce influence. 

Laissons les malheureux se railler de notre virilité ; 
Mais ceux qui mettent notre ordre à l'épreuve 
Admettront que nous qui bâtissons si bien 
Savons aimer avec autant d'énergie.

VI 

Chantons donc, Frères, l'art divin 
(Le meilleur lien de joie et de gaieté en société) 
Chantons en chœur et buvons gaiement 
Proclamons ses vertus par le monde. 

Nous en avons trouvé une édition plus décorative, qui en outre nous informe sur les auteurs du texte (Digby Cole) et de la musique (Carey). Il s'agit d'un exemplaire, détaché et colorié, de la page 65 d'un recueil profane de 1739, le premier volume de Calliope or English Harmony (sauf erreur, c'est la seule page de ce recueil qui ait un caractère maçonique).

On remarquera l'inscription Sic Siti laetantur Lares (ainsi les Lares se réjouissent du spectacle ?) et la représentation, sous la lettre G, de 7 maçons (sans doute le Vénérable à droite et les Surveillants à gauche ?) en décors (à l'époque, les tabliers sont plus longs que de nos jours) et tenant des verres, autour d'une table portant 3 lumières (apparemment le soleil à l'Orient, la lune à l'Occident, et une étoile flamboyante ?)

La gravure est signée de Henry Roberts et datée de 1738. Roberts est l'auteur du recueil, mais nous n'en avons pas trouvé de trace d'appartenance maçonnique ; la table portant les candélabres peut surprendre, mais elle semble conforme aux usages anglais de l'époque, comme en témoigne la célèbre gravure (listant les Loges de Londres) de Bernard Picart, les Free-Massons, parue en 1735 dans l'ouvrage Cerérémonies et coutumes religieuses de tous les peuple du monde :

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