L'oeuvre de la maçonnerie 

Nous ne disposons pas encore de fichier midi pour cette partition, et serions particulièrement reconnaissant à qui pourrait en établir un.

Ce cantique très militant du Frère F. Perin, intitulé L'oeuvre de la maçonnerie, figure aux pp. 157-8 du recueil d'Orcel de 1867.

C'est encore une référence à la vocation messianique souvent attribuée à cette époque à la maçonnerie, ici appelée à travailler au bonheur du monde, puisque l'heure a sonné où c'est elle (puisque la liberté est l'oeuvre de la maçonnerie) qui va le libérer des trois fléaux qui font l'objet respectivement des couplets 1, 2 et 3 : la cagoterie, l'ignorance et la tyrannie.

Frédéric Périn 

Le Frère F. Perin est le parolier de plusieurs autres chansons du même recueil, dont le pittoresque Midi, maçons et son pendant Minuit, Clôture des Travaux, ainsi que celles des pp. 20 et 22.  

Il s'agit sans doute de Frédéric Périn, Orateur en 1872 de la Loge lyonnaise (créée en 1824) Union et Confiance, auteur (et acteur) en 1849 du monologue dramatique Camille Desmoulins et auteur en 1868 du Grenier de Béranger.

La fierté belge, chant national est une composition d'Abel Aujac, dont la partition est visible ici.


    

L'oeuvre de la maçonnerie.

 

Air : De la fierté belge.

 

Allons, paisibles ouvriers,
Travaillons au bonheur du monde ;
La paix règne en nos ateliers,
Et la paix fut toujours féconde.
Pour affranchir l'humanité
Des fers de la cagoterie
Chantons, frères, la liberté,
L'oeuvre de la maçonnerie.

 

 

Frères, enfin, rallions-nous ;
L'heure a sonné, l'heure suprême
Où l'ignorance à deux genoux
Va courber son front pâle et blême.
Nos chants étoufferont sa voix,
Chants de gloire pour la patrie !
Et nos ennemis aux abois
Béniront la maçonnerie.

 

 

Un jour, on verra l'univers
Se ranger sous notre bannière ;
Sous ses plis les peuples divers
Voudront recevoir la lumière.
Ce jour pour nous sera bien beau,
Car on verra la tyrannie
Pour toujours descendre au tombeau, 
Scellé par la maçonnerie.

                        Frère F. Perin, 18e.

  

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