La Saint Jean

 

Ce Cantique intitulé La Saint Jean figure aux pp. 36-7 du recueil d'Orcel de 1867.

L'auteur Léonard Schneitz a également publié Ma réception, impression d'un néophyte, cantique maçonnique chanté au banquet de la Loge Isis-Montyon le 8 février 1856, ainsi qu'un feuillet intitulé Cinq mots maçonniques et un feuillet La Saint-Jean, aimons, donnons, prions, cantique chanté à la fête d'Ordre de la Loge de Henri IV, le 14 juillet 1857 (les mots que nous avons mis en grasses dans le texte, et qui recoupent ce titre, indiquent qu'il s'agit peut-être du présent cantique ?). 

Il est mentionné comme suit au fichier Bossu :

Il s'agit sans doute du Léonard Schneitz auteur du Daguerréotype publié (pp. 67-70) en 1844 dans la Chanson de nos jours ainsi que - paroles et musique - de la saynète musicale Un loup de mer chargé d'eau douce, publiée en 1845 (pp. 11-12) dans l'ouvrage Paris chantant.

En ce qui concerne l'air : Les vingt sous de Périnette sont une bluette pour voix et piano de Hippolyte Guérin et Paul Henrion (1847) mais aussi un vaudeville en 1 acte sur un livret d’Alfred Desroziers (pseud. de Léris) et Edouard Brisebarre (1848). Nous n'en avons pas trouvé de partition.

              

La Saint Jean

  

Air des vingt sous de Périnette.

 

Avec le cœur et la main,
Fils de la Maçonnerie,
Lançons notre batterie
Au progrès du genre humain.
Que dans cette heureuse fête
Où réside l'amitié,
Loin du bruit, de la tempête,
Les plaisirs soient de moitié ;
Chantons ce jour qui nous enchaîne
Et revient deux fois par an,
En vidant une coupe pleine
A la gloire du bon saint Jean.

 

 

 

 Qu'il soit humble ou glorieux,
Dans sa course vagabonde,
L'homme cherche en ce bas-monde
Un secret pour être heureux.
Maçons ! le ciel nous protége
En éclairant notre foi ...
Ce secret (doux privilége)
Est inscrit dans notre loi ;
Car le plus aimant des apôtres
Nous offre ce talisman :
Aimez-vous bien les uns les autres ...
C'est le bonheur, a dit saint Jean.

 

 

 

Joyeux, nous rompons le pain ;
Pourtant, il est à cette heure,
Dans mainte pauvre demeure,
Un enfant qui dit : J'ai faim !...
A cette triste parole
Qui brise un cœur maternel,
Refuserons-nous l'obo1e
De ce banquet fraternel ?
Non ! pour soulager ces misères,
De nos cœurs suivons l'élan ;
Donnons, et que nos pauvres frères
Se souviennent de la Saint-Jean.

 

 

 

A la dernière santé
Répandons notre allégresse,
Comme une sainte caresse,
Sur toute l'humanité.
Si des hommes qu'on respecte
Sont frappés par le malheur ;
Pour que le grand Architecte
Leur accorde sa faveur,
Adressons-lui cette prière :
Quel qu'il soit, prince, artisan,
Puisse tout maçon sur la terre,
Comme nous fêter la Saint-Jean !

 

Léonard Schneitz, Vénérable

 

  

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