Le banquet de famille

Nous ne disposons pas encore de fichier midi pour cette partition, et serions particulièrement reconnaissant à qui pourrait en établir un.

Ce Cantique plein d'un optimiste idéalisme est intitulé Le banquet de famille ou le voeu des maçons ; il figure aux pp. 44-6 du recueil d'Orcel de 1867.

Le 4e couplet fait écho aux nombreuses histoires - réelles ou légendaires - circulant parmi les maçons (voir par exemple ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici ou ici, ainsi que de nombreuses anecdotes, relatives à la bataille de Waterloo, contées par Wargny aux pp. 50 à 56 du Tome II de ses Annales chronologiques, littéraires et historiques de la maçonnerie des Pays-Bas à dater du 1er janvier 1814) à propos de l'usage salvateur du signe de détresse sur les champs de bataille. 

Voir sur l'air de Roland.

                    

   

Le banquet de famille 

ou le voeu des maçons

 

Air de Roland.

 

Quand ce beau jour voit les Maçons 
Assis au banquet de famille, 
Dans tous les yeux, sur tous les fronts, 
Voyez quelle allégresse brille ! 
Une heureuse simplicité,
Ainsi qu'au bon temps de nos pères, 
Engendrant la douce gaité, 
Fait de nous tous autant de Frères.

REFRAIN.

Unissons nos joyeux accents 
Pour chanter la Maçonnerie ; 
Célébrons, dans ces doux instants, 
Frères ! le saint nœud qui nous lie.

Nous vivons sous l'empire heureux 
De la douce et sainte concorde ;
 Jamais des Maçons vertueux 
N'approcha l'affreuse discorde. 
Symbole du parfait bonheur,
Cette union qui nous est chère
Est un don que le Créateur,
Dans sa bonté, daigna nous faire.

Unissons, etc.

Qui ne sait que nos sages lois 
Nous prescrivent la bienfaisance, 
Et qu'aux Maçons plus d'une voix 
Exprime sa reconnaissance ? 
Au vieillard ils tendent la main ; 
Du pauvre ils tarissent les larmes, 
De la veuve et de l'orphelin 
Ils savent calmer les alarmes !

Unissons, etc.

Voyez, à l'appel de l'honneur,
Signalant son bouillant courage,
Un Maçon voler, plein d'ardeur,
Au milieu des champs du carnage.
Il tombe... le fer ennemi
Se lève et va trancher sa vie...
Il fait un signe... et d'un ami
Sa main presse la main chérie !

Unissons, etc.

Ainsi que ces preux chevaliers 
Qu'entraînait au loin leur vaillance, 
Sous des lambris hospitaliers 
Oubliaient fatigue et souffrance ; 
Les Maçons qu'en lointain pays 
Jettent les hasards du naufrage, 
Retrouvent dans nos saints parvis 
Et l'espérance et le courage ! 

Unissons, etc.

Dans nos travaux, dans nos banquets,
Liés d'une chaîne éternelle, 
Frères ! Savourons les bienfaits 
D'une amitié pure et fidèle. 
Et puissions-nous à nos neveux,
Lorsque nous quitterons la vie, 
Transmettre, comme un legs pieux, 
Les dons de la Maçonnerie !

Unissons, etc.

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