Les Rigides Observateurs

 

La Loge parisienne des Rigides Observateurs a été fondée en 1819 (voir ici un chant pour son installation). Selon l'article Louis Lafontaine dans Images du Patrimoine Maçonnique (Edimaf 2002), T. 2, p. 158, elle était formée d'anciens de pontons et de demi-soldes bonapartistes ou républicains.

Joseph Quantin, auteur de plusieurs cantiques figurant au Dictionnaire maçonnique et à la Lyre des francs-maçons de 1830, et qui fut ensuite fondateur de la revue l'Abeille maçonnique et en 1844 le premier Vénérable de L'Etoile de Bethléem, en fut Vénérable. Il n'est pas à confondre avec Charles Quentin.

A signaler l'article Joseph Quantin et les Rigides Observateurs paru en 1984 dans le n° 32 des Chroniques d'Histoire maçonnique. 

 

Loge des Rigides Observateurs - Orient de Paris - Ils ne battront que pour la Gloire de l'Ordre

(cette dernière phrase semble concerner les trois maillets représentés à l'intérieur de l'ouroboros)

Marc Labouret, l'auteur du bel ouvrage de référence Les Métaux et la Mémoire – La Franc-maçonnerie française racontée par ses jetons et médailles (prix littéraire 2008 de L’Institut Maçonnique de France), commente comme suit cette médaille, qu'il reproduit à la très intéressante page Images du Temple de son riche site :

Pourtant, dès 1816, une autre image du temple va prendre la place dominante, et devenir absolument caractéristique de la Restauration et de la Monarchie de juillet, puisqu’elle disparaît dans les années 1840. Le Temple est représenté en façade, entre les deux colonnes salomoniennes. C’est toujours l’espace sacré, mais ici clos sur lui-même et ses secrets ... Le temple, en général, flotte dans l’espace ou repose sur une espèce d’île. Les colonnes, souvent disproportionnées, ont toujours aussi la fonction de marqueur du rite, mais se montrent comme d’énormes tours de garde isolant le temple du monde extérieur.

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