Hommage à l'Empereur

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Ce cantique est cité, dans le n° 9 (janvier 2000) des Chroniques d’Histoire Maçonnique Lorraine publiées par l’Institut Lorrain d’Etudes et de Recherches Maçonniques, par Bernard Reimeringer qui signale qu'il a été chanté par les Frères de la Loge Les Amis Réunis du 9è régiment d’infanterie légère en garnison à Longwy en 1810, et publié par le Frère Verronnais à Metz.

C'est encore un témoignage de la totale soumission de la Franc-maçonnerie française à Napoléon pendant l'Empire, tout en faisant état de la (très probablement légendaire) appartenance maçonnique de celui-ci, ce qui justifie le jeu de mots final, seul élément du texte qui vaille d'être relevé.

Hommage à l’Empereur

Air : Femmes, voulez-vous éprouvez ?

Maçons, célébrons le héros
Dont notre bonheur est l’ouvrage ;
Rendons par trois fois trois hommages.
Du peuple il a comblé les voeux,
Il en est chéri comme un père ;
Et nous, encore plus heureux
Nous le reconnaissons pour Frère. (bis)

Chargeons, alignons nos canons,
A l’Empereur ... il faut boire ;
C’est en lui que nous admirons
Les vertus de Rome et sa gloire.
Libérateur de son pays,
Il se rend du monde l’arbitre :
Napoléon n’a plus d’ennemis
Qui lui conteste un si beau titre. (bis)

Que dis-je ? La fière Albion,
Fermant les yeux à la lumière,
N’écoutant que l’ambition,
Veut encore prolonger la guerre.
Mais on verra que le héros,
Toujours grand, toujours invincible,
Sera, pour le tyran des flots,
Un Frère tout à fait terrible. (bis)

Mais en fait, cette chanson n'était pas nouvelle : elle recopie, presque sans changement (Les vertus de Rome et de Sparte sont devenues Les vertus de Rome et sa gloire, et l'on ne boit plus au Frère Bonaparte mais à l'Empereur) un texte de 1801. 

Et elle est toujours d'actualité : Napoléon a imposé la paix (précaire !) sur le continent (en 1801, c'était la Paix de Lunéville ; en 1810, il vit dans l'illusion que son mariage avec Marie-Louise lui acquiert une alliance durable avec les Habsbourg et désarme ainsi ses adversaires) ; et, en 1810 comme en 1801, seule l'Angleterre lui résiste encore ...

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