Couplets

pour être chantés le jour d'une réception

Dans la page correspondante, nous mentionnons quelques éditions des Recueils de Jérusalem, tout en signalant aussi qu'il en existe bien d'autres.

D'une de celles-ci, nous ne possédons que quelques fragments. Elle est cependant bien intéressante, puisqu'elle est une des rares à contenir les intéressants Emblèmes de la Maçonnerie. Mais nous y avons également trouvé (pp. 40-2) cette chanson encore plus rare, puisque nous n'en avons encore vu aucune autre édition du XVIIIe. Mais elle réapparaîtra en 1807 dans le Free-Masons vocal Assistant (p. 162).

Le refrain se présente sous deux formes, l'une (vivez, vivez, ...) suit les 3 premiers couplets et l'autre (buvez, buvez, ...) les 3 autres.

La chanson est touchante par ses bons sentiments, mais quelque peu simplette tant par le fond que par la forme : le style est assez naïf, et les rimes, qui ne sont guère riches, sont même parfois très approximatives (armes - âme, au dernier couplet). Est-ce l'explication du fait qu'elle n'ait guère eu de succès ?

L'air n'est malheureusement mentionné nulle part.

On notera les vers :

Nos Loges sont des écoles,
Où sont différents symboles,
Autant que par des paroles,
On apprend la vérité.

qui font écho au dialogue figurant dans certains Rituels :


         
         

COUPLETS

 

Pour être chantés le jour d’une réception.

 

Frères, il nous vient de naître
Un Maçon digue de l’être,
Il s'est déjà fait connaître
Par ses mœurs et ses talents ;
La Loge se félicite,
Reconnaissant son mérite,
D'avoir mis un prosélyte 
Au, nombre de ses enfants 
Vivez, vivez, cher nourrisson,
Vous deviendrez un bon Maçon,
Un bon Maçon, un bon Maçon.

 

Long-temps il brûla d'envie
De savoir la théorie
De notre Maçonnerie ;
Il la connaît aujourd’hui :
Nos suffrages unanimes
Sont des preuves légitimes
Que nos séances sublimes
N'ont rien de caché pour lui.
Vivez, vivez, &c.

 

Nos Loges sont des ecoles ,
Où sont différents symboles,
Autant que par des paroles,
On apprend la vérité ;
Une force triomphante
Y rend la leçon puissante,
Quand l'exemple s'y présente
Avec la moralité.
Vivez, vivez, &c.

 

Tel qu’un cerf que la soif presse,
En qui fuit avec vitesse
Loin d'un lieu de sécheresse,
Vers la source d'un ruisseau ;
Tel est l'estimable Frère,
Pour le secret du mystère,
A son gré se désaltère
Dans un bonheur tout nouveau.
Buvez, buvez, cher nourriífon ,
A la source des Francs-Maçons,
Des Francs-Maçons, des Francs-Maçons.

 

Déjà convive agréable,
II se voit assis à table,
Dans un festin délectable,
Où l’ordre règne le plus ;
Mais bientôt son cœur docile,
A la morale fertile,
Volera d’un pas agile
Vers le sentier des vertus.
Buvez, buvez, &c.

 

Tâchez donc, mon très-cher Frère,
De pénétrer nos mystères,
D'une manière exemplaire,
Sans déroger à nos loix.
En héros, portons les armes,
Et sans craindre les alarmes,
Vous trouverez que votre âme
A fait un des plus beaux choix.
Buvez, buvez, cher nourrisson,
A la source des Francs-Maçons,
Des Francs-Maçons, des Francs-Maçons.

 

 

 

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