GODEFROID

Vous entendez le début de sa pièce la Mélancolie, interprétée par la harpiste Marielle Nordmann (CD Koch 3-1559-2)

 

Dieudonné-Félix Godefroid (1818-1897) naît à Namur mais six ans plus tard, son père, ruiné dans l'exploitation d'une salle de spectacle, quitte la Belgique pour s'installer à Boulogne où il fonde une école de musique.

En 1832, Dieudonné-Félix suit les cours de harpe de Naderman (1781-1835) au Conservatoire de Paris, et ensuite ceux de Labarre (1805-1870). Dès 1839, il commence une brillante carrière de soliste à travers l'Europe et le Proche-Orient. Berlioz le considérera comme maître de l'instrument et de force à ne redouter aucun parallèle.

Il garda le contact avec la Belgique, où il se produisit à Bruxelles en 1856 à l'occasion du 25e anniversaire du règne de Léopold Ier; en 1869, il composa une cantate historique pour l'inauguration à Namur d'une statue du même roi, décédé en 1865.

Il comptait parmi ses amis un autre namurois, Félicien Rops, qui fit son portrait (cette lithographie, parue dans le numéro 30 du 24 août 1856 de la revue la Galerie d'Uylenspiegel, a été reproduite sur le site du remarquable Musée Rops, auquel nous l'avons empruntée).

Il est l'auteur de pièces pour la harpe, ainsi que pour le piano, instrument dont il était également virtuose, ainsi que de messes et de deux opéras, la Harpe d'or (1858) et La Fille de Saül.

Son frère aîné Jules-Joseph (1811-1840) fut également harpiste et compositeur.

Godefroid nous avait été cité, par une source sérieuse, parmi les membres de la Loge parisienne les Frères unis inséparables. Cette affirmation est cependant controuvée par l'examen des archives de cette Loge (il a par contre participé à un concert philanthropique organisé par elle, ce qui ne garantit aucunement son appartenance). Dans l'attente d'une éventuelle démonstration sûre de son appartenance maçonnique (dans une autre Loge), nous l'avons enlevé de nos listes de musiciens maçons et l'avons renvoyé à notre page Faux Frères ?

En cliquant ici, vous pourrez entendre (fichier midi) sa chanson arabe op. 32 intitulée Le Chamelier, et ici sa sérénade op. 40 Nuits d'Espagne, empruntées au site LA FRANCE DES SALONS AU XIXe SIECLE - Les morceaux pour piano.

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