Louis-Augustin Richer

 

André Richer (1714-?), compositeur attaché à la chapelle de Louis XV, eut trois fils tous musiciens, dont le cadet, Louis-Augustin (1740-1819) fut un chanteur très apprécié, notamment au Concert Spirituel dès ses onze ans. 

Il fit ses débuts à huit ans parmi les pages de la chapelle du Roi, qui lui octroya bientôt une pension. 

Il devint ensuite maître de musique du duc de Chartres et du duc de Bourbon. Louis XVI lui donna la charge de Maître de musique des enfants de France. Après la Révolution, il enseigna au Conservatoire.

Il fut également compositeur, puisque Fétis signale, dans sa Biographie universelle des musiciens, qu'on a gravé de sa composition deux livres de cantatilles, un livre de romances et un livre de chansonnettes.

Selon Pierre-François Pinaud dans son article Les musiciens francs-maçons au service du Roi et de la Cour sous le règne de Louis XVI (in Renaissance traditionnelle, n° 149, janvier 2007), il fut membre de la Loge Le Patriotisme à l'Orient de la Cour, information reprise dans son ouvrage Les Musiciens francs-maçons au temps de Louis XVI (Véga, 2009). Le Bihan (dans son ouvrage Francs-maçons parisiens du Grand Orient de France) donne pour cette appartenance les dates de 1787-8.

Jean-Luc Quoy-Bodin, dans L'orchestre de la Société Olympique en 1786 (Revue de musicologie, n° 70, 1984, pp. 95-107), le donne également comme membre de cette Loge ainsi que comme associé libre de la Société Olympique (où il avait fait ses débuts à 11 ans). Le Bihan attribue cependant plutôt ces deux appartenances à son frère Charles-Marie, avec les dates respectivement de 1782-87 et 1786.

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