Les Saisons
Cliquez ici pour entendre le fichier midi de la partition de Naumann, séquencé par Christophe D.
Cette chanson - dont le texte, même s'il se pique quelque peu de philosophie, n'a rien de spécifiquement maçonnique - figure, sans titre, à la p. 301 du chansonnier (Gesangbuch) des Trois Globes. Celui-ci renvoie, pour le timbre, à un recueil Collection de Mélodies que nous n'avons malheureusement pas encore pu identifier.
Une telle attention aux mécanismes de la Nature ne se rencontre pas dans le chansonnier français.
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On trouvait déjà cette chanson, sous le titre Les quatre saisons, et accompagnée d'une intéressante gravure pleine de symbolisme, dans le recueil cinq chansons maçonniques figurant à la Sammlung éditée en 1777 par la même Loge, mais avec la mention :
Sur l'air : En vous voyant de l’amour le langage &c. (ndlr : nous n'avons pas trouvé trace de cet air)
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On la retrouvera en 1806 dans la Muse maçonne (p. 131), qui l'intitule les Saisons et ne mentionne pas d'air. C'est là que le recueil (destiné aux Loges d'Adoption) d'Eleusine (p. 34) a été le recopier (est-ce l'allusion à Cérès qui lui a dicté ce choix ?) non sans remplacer - au mépris des règles de versification - Le vrai savant y pense à la structure quand de son plan il dessine les traits par La vraie Soeur y pense à la structure quand de son plan elle dessine les traits.
Mais Naumann a composé pour cette chanson une musique différente, dont on trouve la partition aux pages 122-4 du recueil Vierzig Freymäurerlieder In Musik gesetzt vom Herrn Kapellmeister Naumann Zu Dresden (zum Gebrauch der Deutschen und Französischen Tafellogen) (40 chansons maçonniques à l'usage des Loges de table allemandes et françaises, mises en musique par Monsieur Naumann, Maître de Chapelle à Dresde) paru à Berlin en 1782 chez Christian Friedrich Himburg.