CHANSON

QU'UN FRANC-MAÇON PEUT CHANTER À TABLE ET HORS DES LOGES
Par le Frère DE LA TIERCE.

(édition française des Constitutions d'Anderson, 1742)

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I.

NOE, Maçon très vénérable, 
Pour éclairer le Genre Humain, 
Prit la Grappe, fit le Vin, 
Liqueur aimable :
Que tout Verre soit plein 
De ce jus délectable ;
Par ses esprits restaurons nous, 
Ha ! qu'il est doux 
En MAÇONS honorons la Table.

II.

De notre Art cet Auguste Père, 
Par l'Arche triompha de l'Eau, 
Qui ne fut point le tombeau 
D'un seul bon FRERE :
Il bâtit le Tonneau 
La Bouteille & le Verre, 
Et s'écria restaurons nous, 
Ha ! qu'il est doux, 
En MAÇONS suivons la Lumière.

On peut entendre cette chanson, dans l'interprétation de Bernard Cottret (baryton), accompagné au clavecin par Marcelle Charbonnier, sur l'album Musiques maçonniques (EMI Classics CDZB 69567) de Roger Cotte.

Cette chanson, curieusement, ne figure ni au chansonnier de Naudot, ni au recueil de Ste-Geneviève, ni même à la Lire maçonne. Peut-être était-elle jugée trop épicurienne, ou trop peu respectueuse vis-à-vis d'un patriarche biblique ?

Mais elle est reprise, avec la même partition, à l'édition 1752 du recueil de Jolly (p. 21). D'où le texte sera recopié au Recueil de chansons franc-maçonnes à l’usage de la loge de l’Union paru à Francfort en 1764 (pp. 24-5)

Au XVIIIe, son texte sera repris dans de nombreuses éditions des recueils de Jérusalem, notamment dans celui  de 1782 figurant à ce site, ainsi que dans les recueils de Lausanne et de Gages qui s'en sont inspirés.

Elle a été reprise plus tard dans la Lyre des Francs-maçons de 1830 (p. 251), où Caillot l'intitule Couplets, la date de 1740, l'attribue bien à La Tierce, mais mentionne AIR : à faire, ce qui montre bien qu'il ne disposait pas du livre de La Tierce, mais seulement de chansonniers du XVIIIe ultérieurs, qui reprenaient la chanson sans partition.

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