Cantique de Clôture

 Cliquez ici (midi) ou ici (MP3) pour entendre l'air mentionné

La seule édition que (dans la première moitié du XIXe siècle) nous ayons encore identifiée de ce Cantique pour la chaîne et la fermeture des travaux de table est dans le volume 2 du Miroir de la Vérité d'Abraham (pp. 158-9, reproduites ci-dessous).

L'air est évidemment celui traditionnellement utilisé pour cette circonstance.

Le cantique se retrouvera (mais beaucoup plus tard, dans la seconde moitié du siècle) au recueil d'Orcel.

            

Cantique

Pour la chaîne et la fermeture des travaux de table.

 

Sur l'air consacré : Freres et compagnons.

 

Freres, il en est tems, 
L'astre qui nous éclaire
Va, dans quelques instans, 
Quitter notre hémisphere ; 
A ses derniers rayons 
Formons les nœuds de notre auguste chaîne,
Pour terminer en bons Maçons
Cette sublime scene.

 

 

Loin du regard malin 
Du profane vulgaire, 
Serrons dans notre main
La main de notre frere ; 
L'un de l'autre étayés, 
Deux arbrisseaux en portent mieux leurs têtes ; 
Ainsi l'un sur l'autre appuyés 
Nous bravons les tempêtes.

 

 

Que d'amis nous avons 
Sur la terre et sur l'onde ! 
La chaîne des Maçons 
Entoure tout le monde ; 
Freres, tirons pour eux, 
Par ce devoir terminons nos mysteres, 
Et faisons le plus grand des feux 
En l'honneur de nos freres.

 

 

Digne fille des cieux, 
Descends, amitié sainte, 
Cours annoncer les vœux 
Qu'on forme en cette enceinte ; 
Répete nos concerts, 
Nos sentimens et nos transports sinceres,
Dans tous les coins de l'univers 
Où nous avons des freres.

 

 

Payons nos ouvriers,
C'est minuit plein qui sonne,
Fermons nos atteliers
Comme notre art l'ordonne ;
Toujours contens de nous, 
Nous recevons le plus doux des salaires,
Dans le cœur nous emportons tous 
L'amitié de nos freres. 

 

 

                Par le Frère Traversier, orateur de la ci-devant
                 Loge de la Double-Union, Orient de Paris. 

On connaît des Loges de la Double-Union à Toulon et à Thionville, mais nous n'avons encore rien trouvé concernant une Loge de ce nom à Paris.

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