Ce jour mémorable ...

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Le volume 2 du Miroir de la Vérité d'Abraham contient (pp. 251-69) un compte-rendu très détaillé de la Tenue d'Installation de la nouvelle Loge de la Parfaite Réunion, le 24 mai 1802. Il donne le texte de deux cantiques chantés à cette occasion.

Après celui de Rizaucourt, le deuxième (pp. 267-9, reproduites ci-dessous) est de Legret, introduit par le texte suivant :

Le Très Cher Frère Legret, Orateur de la Respectable Loge des Amis Philantropes (sic), Orient de Bruxelles, qui a tant de fois consacré les tendres sons de sa muse à chanter les douceurs ineffables de l'amitié et de la fraternité, a succédé au Cantique du Cher Frère Orateur, par le suivant.

Le texte se retrouve (avec quelques modifications de détail) dans les deux recueils de Legret : Le Troubadour (p. 16, sous le titre Cantique au Banquet de la fête de Saint-Jean) et Mon portefeuille (p. 127, sous le titre Pour la Fête de Saint-Jean), ainsi que (p. 279-80) dans son Chansonnier des bonnes gens, avec quelques légères modifications et sans le dernier couplet.

On le trouve également (pp. 287-9), sous le titre Couplets du Frère Legret, au Code Récréatif des Francs-Maçons de Grenier.

Voir ici sur l'air de la fanfare de Saint Cloud.

        

   

Air : De la fanfare de Saint-Cloud

 

Frères, ce jour mémorable
Vient combler Ions nos désirs ; 
C'est le moment favorable 
Des jeux, des sages plaisirs. 
La fraternité couronne 
Ceux de tous les vrais Maçons; 
Car, pour ne choquer personne 
Ils font choquer leurs canons.

 

L'épigramme, la satyre, 
Pour eux n'ont aucun appas, 
Sans pincer ils savent rire 
Dans leurs aimables ébats : 
Entre eux, chacun s'abandonne 
Au bon esprit des Maçons, 
Qui ne tirent sur personne, 
Tout en tirant leurs canons.

 

Guerriers de nouvelle espèce, 
Ils combattent très-souvent, 
Corps à corps et pièce à pièce, 
Ils s'attaquent chaudement : 
Tous leurs trains d'artillerie 
Sont des verres et des flacons ; 
Et pour prolonger leur vie, 
Ils avalent leurs canons.

 

Leur chef est un Vénérable,
Leur tambour est un marteau,
Leur campagne, grande table ;
Leur uniforme, un niveau ;
Leur poudre, liqueur vermeille, 
Pétille sans faire éclats :
Leur triple feu fait merveille,
Et pourtant ne brûle pas.

 

En héros de bonne race,
Vaincu, vainqueur tour-à-tour,
Du Maçon, la noble audace
S'humanise avec l'amour.
Auprès d'un sexe adorable,
Ses trois fois trois font effet,
Il devient incomparable,
Graces au nombre parfait.

 

(En portant la santé des dames.)

A ce sexe plein de charmes, 
Nous devons une santé : 
Portons, présentons les armes 
Tous ensemble à la beauté.
Toujours soigneux de lui plaire,
Frères, chargeons, alignons ;
Et qu'un feu de douce guerre
Fasse éclater nos canons. 

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