CANTIQUE pour Anacréon

Nous ne disposons pas encore de fichier midi pour cet air, et serions particulièrement reconnaissant à qui pourrait en établir un.

Ce Cantique d'Antignac figure (aux pp. 9-11) à la Lyre maçonnique pour 1810.  

Tout comme une autre pièce du même auteur, il est dédié à la Loge d'Anacréon et est dans le style festif et épicurien qui caractérise cette Loge, dont la devise sert ici de leitmotiv.

L'air Un jeune enfant, un casque en main est donné, avec le titre alternatif Air de Bélisaire, par la Clé du Caveau sous le n° 657. On en trouve ici une partition plus complète, où l'on voit que la musique est de Garat (il n'est pas précisé ici s'il s'agit de Fabry ou de Pierre-Jean, mais d'après cette page il s'agit du second).

   

 
CANTIQUE

 

chanté dans la Respectable Loge d'Anacréon, qui a pris pour devise :

l'amitié, les arts et les dames.

 

Air : Un jeune enfant, un casque en main.

 

Du galant vieillard de Théos,
Disciples discrets et fidèles,
Joignez au myrte de Paphos
Une couronne d'immortelles ;
Que par son charme tout-puissant
Apollon échauffe vos ames:
On n'est heureux qu'en chérissant
L'amitié, les arts et les dames.

 

 

 

 

Fidèle au culte du plaisir,
Sans la chercher trouvant la gloire,
Anacréon sut obtenir
L'entrée au Temple de mémoire.
Mortels qui voulez éprouver
Du plaisir les célestes flammes,
Comme lui, sachez cultiver
L'amitié, les arts et les dames.

 

 

 

 

O vous ! qui sur le mont sacré
Occupez les premières places,
Dont le nom par nous révéré
Est cher aux Muses comme aux Grâces !
Quand vous composiez vos écrits,
Quels dieux électrisaient vos ames ?
Qui leur a donné tant de prix ?
L'amitié, les arts et les dames.

 

 

 

 

Enivrés de gloire et d'amour,
Les enfans chéris de Bellone,
Dans leurs foyers, à leur retour,
Vont ceindre la triple couronne.
Si quelque peine peut troubler
La paix qui convient a leurs ames,
Qu'ils trouvent, pour s'en consoler,
L'amitié, les arts et les dames.

 

 

 

 

Et nous, Frères, soyons toujours
Fidèles a notre devise;
Que l'amitié sur tous nos jours
Répande sa douceur exquise ;
Fuyons mille plaisirs trompeurs,
Et gravons au fond de nos ames
Ce refrain cher aux tendres cœurs :
L'amitié, les arts et les dames.

 

 

Par le Frère ANTIGNAC.

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