La fête des bons amis

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Ce Cantique chanté au Banquet de la Loge Saint-Jean de Jérusalem, à l'occasion de la Fête de l'Ordre provient (pp. 49-50) de la Lyre maçonnique de 1812 et est signé Acrin.

Il s'agit d'une des nombreuses chansons maçonniques utilisant l'air de la Fête des bonnes gens dont on peut voir ici l'origine et la partition.

Acrin

L'auteur, Acrin, est vraisemblablement celui mentionné au Calendrier 1821 du Grand Orient de France :

Voici ce qu'en disent les Acta Latomorum (T. 2, p. 278) :

Acrin, auteur de plusieurs pièces de poésies fugitives, d'un discours sur les principaux avantages de l'Art-Royal, etc., inséré dans les Annales Maçonniques, T. 7, p. 111-119.

Acrin, en tant qu'Orateur de la Loge Ste.-Thérèse des Amis de la Constance, a également commis un hommage en vers à S. A. S. le prince Cambacérès, qui est reproduit en tête du T. 1 des Annales maçonniques (dont celui-ci est le dédicataire) :

O Toi qui joins les qualités du sage,
Les vertus aux talens divers,
Prince chéri qu'admire l'univers,
Des Maçons par ma voix reçois le pur hommage.
Ami des arts et de la vérité,
Tu daignes accueillir l'ouvrage à son aurore,
Et ton nom, qui l'honore ,
Doit le conduire à l'immortalité.

      

CANTIQUE

 

chanté au Banquet de la Loge Saint-Jean de
Jérusalem, à l'occasion de la Fête de
l'Ordre.

 

Air de la Fête des Bonnes Gens.

 

L'amitié nous rassemble
Dans cet auguste séjour :
Du plaisir d'être ensemble,
Frères, goûtons le retour ;
Célébrons notre conquête ;
A mes chants soyez unis ;
Chez nous le coeur fait la fête,
La fête des bons amis.

 

Que l'on verse à la ronde
Le nectar du Franc-Maçon,
Source toujours féconde
D'esprit, de jeux, de raison ;
A notre gaîté discrète
Que tout Frère soit admis ;
Chez nous c'est vraiment la fête,
La fête des bons amis.

 

D'un lien sans nuage
Tout ici peint la douceur ;
Tout retrace l'image
De la vertu, du bonheur,
Et notre âme satisfaite
Voit tous ses voeux accomplis ;
Chez nous c'est toujours la fête,
La fête des bons amis.

 

Que dans ce sanctuaire
Le ciel, comblant nos désirs,
Loin de l'homme vulgaire
Prolonge tous nos plaisirs ;
Suspendant sur notre tête
Des jours purs et sans soucis,
Longtemps nous ferons la fête,
La fête des bons amis.

 

Buvons au Vénérable
Qui fait l'objet de nos voeux ;
Son caractère aimable
Sait nous rendre tous heureux ;
Et pour lui que l'on répète
Tous les refrains si chéris ;
Chez nous le coeur fait la fête,
La fête des bons amis.

 

Par le Frère ACRIN.

Le cantique sera repris (pp. 25-6) à La Lyre des Francs-maçons de 1830, mais sans le dernier couplet à la Santé du Vénérable :

On le retrouvera (version à 4 couplets) aux col. 326-7 de l'Univers maçonnique.

On en connaît aussi une édition séparée, dont voici la première page (ci-contre). Elle est ornée d'une gravure symbolique, agrandie ci-dessous :

 

 

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