Travail Inutile

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TRAVAIL INUTILE.

Traduction raisonnable de l'Anglois.

Maçons, dans ce jour,
Chantons tour à tour,
Passons joïeusement la vie.
Remplis de gaîté,
Buvons la santé
Des Fils de la Maçonnerie.

Le monde indiscret, 
Cherche le secret :
Qu'il entre en la Maçonnerie.
Les signes portés,
Les mots usités,
Pour lui, sans cela, sont folie.

Quoi, dit-il, les Grands 
Reçoivent des gands !
Un tablier fait leur parure ! 
Sur ces ornemens,
Sur leurs fondemens,
S'il parle, c'est par conjecture.

Rois, Princes, Guerriers,
Dans nos atteliers,
Déposent librement leurs armes.
En sont-ils honteux ?
Ils forment des noeux ,
Dont l'égalité fait les charmes.

Oui l'égalité,
Sans rivalité,
Nous fait triompher de l'envie :
Et notre leçon,
Montre que le bon,
Réside en la Maçonnerie.

Le beau Sexe en nous,
Trouve des cœurs doux,
Pour lui prêts à perdre la vie ;
Chez nous ses bienfaits
Sont tenus secrets ,
Ainsi que la Maçonnerie.

Illustres humains,
Unissons nos mains,
Bannissons la mélancolie.
Est-il de santé,
Qui soit en beauté,
Pareille à la Maçonnerie ?

Ces pages sont les pp. 320 et 321 de La Lire Maçonne.

On retrouvera la chanson dans la Muse maçonne de 1806 (p. 193).

Colizzi a repris ce texte dans ses Canons, sous le n° 7.

Le recueil de la Veuve Jolly donne (pp. 26-8 de l'édition 1762, pp 8-10 des éditions 1752 et 1758) avec le même air une Chanson des Loges Anglaises traduite de l'Anglois dont le premier couplet est identique, mais les suivants sont très différents par la forme tout en coïncidant sur le fond :

La chanson anglaise dont celle-ci se dit une traduction (très !) libre est sans aucun doute le Chant de l'Apprenti d'Anderson ; on peut d'ailleurs remarquer la symétrie des mélodies, et dans le recueil de Jolly la chanson suit immédiatement le Chant de l'Apprenti français et sa traduction néerlandaise.

On trouve également cette variante, sous le même titre, et également juste après le Chant de l'Apprenti français, au Recueil de chansons franc-maçonnes à l’usage de la loge de l’Union paru à Francfort en 1764 (pp. 7-9).

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La lire maçonne
:

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