Epître dédicatoire aux Frères

En cliquant ici, vous entendrez un extrait de la musette de Titon votre Coeur, Aimable Aurore, chanté par Jean-Paul Fouchecourt avec les Musiciens du Louvre dirigés par Marc Minkowsi (double CD Erato 45715)

 

Les recueils du XVIIIe - à commencer par celui de Naudot - commencent souvent par une série de poèmes non destinés à être chantés : une Epître dédicatoire, l'Apologie des Francs-maçons de Procope, le Norma Morum avec sa traduction par Gobin, le célèbre quatrain de Ricault, le Songe intitulé Les Francs-maçons, etc.

Le recueil de Sophonople présente cette particularité que ces mises en bouche y sont destinées à être chantées. 

Tel est le cas de cette Epître dédicatoire - que nous n'avons trouvée dans aucun autre recueil - tout comme de l'avis aux profanes qui la suit.

On peut s'interroger sur le sens de Vos vertus ont été mon Apollon. N'oublions pas qu'Apollon était le dieu de la Lumière, de la Beauté et des Arts, mais aussi le compagnon des Muses - ou leur père selon certaines sources, quoique Zeus soit soit plus généralement cité à ce titre. On peut donc sans doute comprendre : Vos vertus ont été ma source d'inspiration.

Voir ici sur l'air indiqué, votre Coeur, Aimable Aurore.

Une question reste cependant pendante à nos yeux : pourquoi, dans un ouvrage qui s'intitule lui-même Recueil de chansons pour la maçonnerie des hommes et des femmes, l'Epître dédicatoire est-elle adressée aux seuls frères ?

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