Avis aux profanes

 

Comme celle qui la précède, cette page introductive du recueil de Sophonople présente la particularité de se trouver destinée à être chantée.

Si les divulgations du XVIIIe sont en principe destinées aux profanes plutôt qu'aux maçons, il n'en va pas de même des chansonniers. Un avis aux profanes vient cependant en tête de celui-ci (et nous ne croyons pas que d'autres soient également dans ce cas).

Il offre l'intérêt de présenter la probité comme une condition nécessaire pour l'admission dans l'Ordre. On retrouvera plus tard cette condition formalisée dans l'expression traditionnelle probe et libre.

Nous n'avons pas retrouvé l'air indiqué, Un mouvement de curiosité, pourtant utilisé dans diverses pièces au XVIIIe ainsi que par Désaugiers. Mais dans les Oeuvres Complètes de Voisenon, on trouve un couplet (de 6 vers de 10 pieds) sur cet air dont l'incipit est De vous sauver j'aurois beaucoup d'envie. Et De vous sauver j'aurais beaucoup d'envie est donné (avec le titre alternatif et l'on peut bien pardonner dans la vie) par la Clé du Caveau sous le n° 184.

On trouve à peu près le même texte - avec une versification plus correcte (les vers sont bien tous de 10 pieds), mais au prix d'une curieuse faute d'accord au 4e - à la p. 236 (il ne vient donc pas ici en tête du recueil) d'un chansonnier lausannois de 1779 :

Nous n'avons pas trouvé d'autre édition de cette chanson.

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