Jean-Chrétien Bach

En cliquant ici, vous entendrez sa Fughetta en G (fichier midi de 2 Ko pour 53" du site Karadar)

En cliquant ici, vous entendrez le début du 3e mouvement (Allegro) de son concerto n° V pour orgue et orchestre, interprété par Stephen Farr accompagné par le London Bach Consort (CD Meridian CDE 84295)

 

portrait de Jean-Chrétien Bach par Gainsborough (au Liceo Musicale de Bologne).

De tous les fils musiciens de Jean-Sébastien Bach, Jean-Chrétien (1735-1782) est le seul dont l'appartenance à la Franc-Maçonnerie soit certaine (celle de son frère Carl-Philipp-Emmanuel n'est pas établie, quoiqu'il ait composé de la musique maçonnique).

Après avoir vécu, à partir de 1754, en Italie, où il composa de la musique d'église, puis des opéras qui eurent un grand succès, il s'installa à Londres en 1763. Avec son ami le gambiste Carl-Friedrich Abel, il y créa dès 1765 une société de concerts. 

Tous deux participèrent au concert inaugural du Masonic Hall le 23 mai 1776 puis furent admis à la Loge The Nine Muses avec dispense de tout droit à acquitter.

Jean-Chrétien y fut reçu, fait Compagnon et fait Maître le même jour : le 15 juin 1778.

Son neveu et élève Wilhelm Friedrich Ernst fut également maçon.

Voici ce qu'en dit Fétis dans son T. 1 :

BACH (Jean-Chrétien), onzième fils de Jean-Sébastien, naquit à Leipsick en 1735. Il n'avait pas encore quinze ans, lorsqu'il perdit son père ; ce malheur l'obligea de se rendre à Berlin chez son frère Ch.-Ph.-Emmanuel, pour y perfectionner son talent sur le clavecin et dans la composition. Ses progrès étaient sensibles, et déjà quelques-unes de ses productions avaient été remarquées du public, lorsque la connaissance qu'il fit de quelques cantatrices italiennes fit naître en lui le désir de visiter l'Italie. Il quitta Berlin en 1754, et se rendit à Milan, où, peu de temps après, il fut nommé organiste de la cathédrale. On ignore les motifs qui lui firent quitter cette ville, mais il est certain qu'il se rendit à Londres en 1759. Il n'y fut pas longtemps sans être fait musicien de la reine, et peu après maître de sa chapelle. En 1763, il fit représenter son opéra d’Orione, ossia Diana vendicata, ouvrage qui a fait sensation par quelques beaux airs, et par des effets nouveaux d'instruments à vent. C'est dans cet opéra que les clarinettes furent entendues pour la première fois en Angleterre. Le succès de Bach dans cet opéra fixa son sort à Londres où il demeura jusqu'à sa mort, qui eut lieu en 1782. Il fit cependant un voyage à Paris vers 1780, mais il resta peu de temps dans cette ville.

Sans avoir la puissance d'invention et la richesse d'harmonie de son père, ni la variété d'idées et la profondeur de son frère Charles-Philippe-Emmanuel, Chrétien Bach fut cependant un des musiciens remarquables du dix-huitième siècle ; et tels sont les avantages de la carrière dramatique, que son nom et ses ouvrages ont été bien plus généralement connus que ceux de ces deux grands artistes. Ses airs sont fort beaux, et plusieurs ont joui d'une grande célébrité. Son chant n'a point de caractère qui lui soit particulier; il se rapproche beaucoup de la manière des maîtres italiens de l'époque où il écrivait, et surtout de ceux de l'école de Naples ; mais il a du brillant, de la facilité ; ses mélodies sont favorables aux voix, et les accompagnements en sont élégants et d'un bon effet. Bach a eu le mérite de donner aux airs d'opéra un effet plus dramatique, en ne ramenant point après l’allégro le mouvement lent du commencement, comme l'avaient fait tous les compositeurs italiens qui l'avaient précédé. [suit une liste d'oeuvres].

       

       

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