Wilhelm Friedrich Ernst BACH,

le dernier des Bach

En cliquant ici, vous entendrez le début de son lied Der Pfad des Lebens, interprété par le ténor Diter Wagner et la basse Ekkehard Abele, accompagnés au pianoforte par Ludger Rémy (CD CPO 999 797-2 intitulé Der Jenaische Wein- & Bierrufer, Musical Humour with the Bach Family)

 

Petit-fils du grand Jean-Sébastien et fils de son seizième enfant Johann Christoph Friedrich (1732-1795), Wilhelm Friedrich Ernst Bach (1759-1845) est le dernier de l'illustre famille à figurer dans les histoires de la musique.
 

Initié par son père à la musique, il fit avec lui, à partir de 18 ans, un voyage de formation à Hambourg chez son oncle Carl Philipp Emanuel et à  Londres chez son autre oncle Jean-Chrétien, auprès duquel il resta trois ans. Il s'y fit une bonne réputation de pianiste (tant comme virtuose que comme enseignant), puis, à la mort de Jean-Chrétien en 1782, il partit à Paris et aux Pays-Bas, pour devenir ensuite, en 1786, Maître de Chapelle à Minden, à quelques kilomètres seulement de la résidence de son père. Il y composa en 1788 la cantate Westphalens Freude pour l'accession au trône de Frédéric-Guillaume II.

Appelé à Berlin en 1789 au service de celui-ci, à qui elle avait plu, il fut maître de chapelle et claveciniste à la cour de la reine et principal professeur de musique des princes de Prusse jusqu'en 1811, moment où il prit une paisible retraite. En 1843, il était présent aux festivités organisées à Leipzig par Mendelssohn pour l'inauguration du monument à Jean-Sébastien, offert par ce dernier.

ci-contre, emprunté à la page Mendelssohn et Bach d'un site consacré aux cantates de Bach, un dessin de ce monument par Mendelssohn lui-même ; l'église Saint-Thomas est à l'arrière-plan. 

On lui doit notamment des cantates (dont Colomb ou la découverte de l'Amérique, vers 1792), un opéra (Colma, 1791), et une curiosité : un Klavierstück pour piano à six mains, conçu pour être interprété par un pianiste de grande taille jouant sur les deux extrémités du clavier, placé entre deux autres, de petite taille, jouant sur sa partie centrale.

Dans son ouvrage L'Invenzione della gioia, Musica e massoneria nell'età dei Lumi, Alberto Basso le signale comme membre depuis 1805 de la Loge berlinoise Friedrich zu den drei Seraphim, fondée en 1774 (cette Loge est mentionnée à une page de ce site).

On trouve un de ses lieder maçonniques, Bewegt durch süsse Freuden, aux pp. 23-5 (n° 5) du Dritte Melodien-Sammlung zum Vollständigen Gesangbuche fûr Freymaurer (1814), et un autre, Seh't der Lenz entflieht, aux pp. 142-7 (n° 31) du même recueil ; leurs textes sont de Hartung.

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