Charles-Louis-Joseph Hanssens

Cette page est muette car il ne semble pas exister d'enregistrement de ce compositeur 

 

Oncle de Charles-Louis Hanssens (1802-1871) et dit pour cette raison l'aîné, Charles-Louis-Joseph Hanssens (1777-1852), dont une rue de Bruxelles porte le nom, reçut son éducation musicale à Gand où il était né, puis à Paris où il fut l'élève de Berton. Il occupa divers postes de chef d'orchestre d'opéra à Gand, Amsterdam, Rotterdam, Utrecht, Anvers et finalement, à partir de 1825, Bruxelles (à La Monnaie), ville où il fut également directeur du Conservatoire.

Son oeuvre comprend des opéras (Les dots, 1804 Gand, Le solitaire de Formentara, 1807 Gand, La partie de trictrac ou La belle-mère, 1812 Gand, Alcibiade, 1829 Bruxelles), 6 messes et de la musique religieuse.

Il est parmi les fondateurs en 1807 (il composa deux cantiques à cette occasion) de la Loge gantoise les Vrais Amis, dont il était Grand Expert en 1818, année au cours de laquelle il a composé une cantate pour une Fête des Loges gantoises.

Il figure également aux Tableaux de 1808 et 1811 de La Réunion des Amis du Nord avec les mentions :

HANSSENS, Charles, né à Gand le 4/05/1774 (NB : il s'agit probablement d'une erreur de transcription, les biographes donnant généralement le 4 mai 1777), maître de musique, affilié libre, Rose-Croix.

Il fut également membre fondateur et Orateur de la Loge lokerenoise l'Accord Parfait en 1813.

Comme le rapporte Lartigue dans son Précis historique des Amis Philanthropes en 1893, il devint en 1829 membre d'honneur des Amis Philanthropes après y avoir dirigé la Colonne d'Harmonie lors d'une Tenue de deuil pour le Frère Ramel.

A la p. 199 de l'histoire de la Monnaie parue en 1890, on peut lire :

... Charles-Louis-Joseph Hanssens, connu sous le nom de Hanssens aîné, avait fait ses premières études musicales avec Wauthier, premier violon du Grand-Opéra. Il se rendit ensuite à Paris pour prendre des leçons avec le célèbre Berton. En 1803, il suit Mlle Fleury dans une tournée ; puis, dirige l'orchestre à Anvers et à Gand, où il fut même directeur. Enfin, il arrive à Bruxelles. Il y mourut d'apoplexie, le 6 mai 1852, laissant les manuscrits de plusieurs opéras.

Voici ce qu'en dit Fétis dans son Tome 4 :

HANSSENS (CHARLES-LOUIS-JOSEPH), connu sous le nom de Hanssens aîné, né à Gand, le 4 mai 1777, montra beaucoup de penchant pour la musique dès son enfance. Wauthier, premier violon du théâtre, lui donna les premières leçons de son instrument, et Verheym, maître de chapelle de la caihédrale, lui enseigna la composition. Hanssens se rendit ensuite à Paris, et fit un cours régulier d'harmonie sous la direction de Berton. Son premier essai de composition fut une messe, qu'on exécuta dans une église de Paris. De retour à Gand, après quatorze mois d'absence, Hanssens y acheva ses études sous la conduite de son frère aîné, Joseph Hanssens, qui mourut dans sa position de chef d'orchestre à Amsterdam, et d'Ambroise Femy, violoniste habile. Le début de Hanssens, dans la carrière qu'il a suivie jusqu'à ses dernières années, se fit comme chef d'orchestre d'un théâtre d'amateurs appelé Théâtre de rhétorique; puis il se rendit en Hollande, et fut attaché pour le même emploi à une troupe dramatique qui desservait les théâtres d'Amsterdam, d'Utrecht et de Rotterdam. En 1804 il alla remplir des fonctions semblables à Anvers, et plus tard il fut appelé à Gand, comme chef d'orchestre du théâtre. Il conserva cette position jusqu'en 1825. Désigné alors comme successeur deBorremans dans la direction de l'orchestre de Bruxelles, il vint prendre possession de celte place. En 1827 le roi Guillaume des Pays-Bas le choisit pour diriger sa musique, et dans l'année suivante il eut le titre d'inspecteur de l'école de musique de Bruxelles, qui plus tard a reçu le nom de Conservatoire. Compromis en 1831, par quelques démarches imprudentes faites pour le roi Guillaume, Hanssens fut arrêté, puis mis en liberté, et vécut dans la retraite pendant quelques années. Rappelé à la tête de l'orchestre du théâtre en 1835, il en fut écarté en 1838, et reprit une troisième fois celte position en 1840, se chargeant en même temps d'une part dans l'entreprise de ce spectacle. Cette spéculation ne fut point heureuse, et les dernières années de l'artiste se passèrent dans une situation voisine de la gêne. Un coup d'apoplexie mit fin à ses jours , le 6 mai 1852. Hanssens était chevalier de l'ordre de Léopold. 

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