Röllig 

Cliquez ici pour entendre le début du Commodetto de ses Kleine Tonstücke pour harmonica de verre, interprétée par Thomas Bloch (CD Naxos 8.555295)

 

Karl Leopold Röllig (1735-1804) fut un artisan et un virtuose de l'harmonica de verre, qui composa également de la musique instrumentale et vocale.

 

partition source des illustrations (le Commodetto est aux pp. 6-7)

Voici ce qu'en dit Fétis dans son T. 7 :

ROELLIG (Charles-Léopold), né à Vienne, en 1761, s'adonna dès sa jeunesse à l'étude de l'harmonica, et acquit sur cet instrument une habileté remarquable. Le désir d'augmenter les ressources de cet instrument lui fit entreprendre d'y appliquer un clavier, mais il le construisit de manière qu'on pût aussi le jouer par le frottement des doigts. Ce fut lui aussi qui imagina de dorer les bords des cloches, pour rendre plus facile leur mise en vibration. Le désir de se procurer ces cloches d'une bonne qualité, lui fit visiter les verreries de la Hongrie et de la Bohême. Il y faisait faire des essais jusqu'à ce qu'il se fût procuré des cloches du son le plus pur et le plus juste, dans un diapason donné, pour tous les degrés chromatiques de l'échelle. Arrivé à Hambourg, vers 1782, il y demeura quelque temps et y écrivit ia musique d'un opéra-comique intitulé : Clarissa, oder das unbekannte Dinstmädchen (Clarisse, ou la Servante inconnue). Arrivé à Berlin, il y publia, en 1787, la description de l'harmonica à clavier qu'il avait inventé ; puis il se rendit, en 1789, à Leipsick, où il fit paraître un recueil de petites pièces pour cet instrument, chez Breitkopf. De retour à Vienne, il y fut nommé, en 1797, officiai de la bibliothèque impériale. Il mourut en cette ville, le 4 mars 1804, à l'âge de quarante-trois ans. La description qu'il a publiée de son harmonica perfectionné a pour titre : Ueber die Harmonica. Ein Fragment ; Berlin 1787, in-4° de 32 pages, avec la figuré de l'instrument. Röllig inventa plus tard un autre instrument à clavier de trois octaves et demie, monté de cordes métalliques et de boyau, destiné à être joué par une seule main, qu'il appela Orphica, et dont il donna la description dans un écrit intitulé : Orphica, ein musikalisches Instrument, erfunden von C.-L. Röllig (Orphica, instrument de musique inventé par C.-L. Rœllig) ; Vienne, Blumauer, 1795, in-8° de 21 pages, avec 5 planches. Cet opuscule fut inséré dans le Journal du Luxe et des Modes, au mois de février 1796, et dans celui des Fabriques, des Manufactures et du Commerce (janvier 1796). En 1801, Rœllig inventa un antre instrument à clavier avec des archets mis en mouvement par une pédale. Il lui donna le nom de Xenorphica, et en publia la description dans le Journal des Modes (février 1801), avec une histoire des instruments du même genre, depuis celui que Jean Heydn avait inventé en 1610, jusqu'à sa propre invention.

Röllig était membre de la Loge viennoise Zum Palmbaum (au Palmier ; cette Loge fusionna en 1785 avec Zur wahren Eintracht et Zu den drei Adlern pour former Zur Wahrheit).

Dans son ouvrage Mozart and Masonry, Nettl le décrit (p. 43) comme très lié à Naumann :

Another interesting member of the "Palmbaum" lodge was Carl Leopold Rollig, an official of the court library and an excellent glass-harmonica player. He was cured of a serious illness by Cagliostro and otherwise became entangled in mystical affairs. G. A. Meissner reports that Rollig was on terms of intimate friendship with Johann Gottlieb Naumann.

Serait-ce lui, comme le suggère Basso, le Frère R....g que l'éditeur du recueil Freimaurerlieder in Musik gesetzt zum Gebrauch einiger Logen in Riga und Livland mentionne dans sa préface, où il rend hommage - sans préciser leur rôle - aux artisans de la réalisation, les würdigen Brüder (dignes Frères) V... H... et spécialement R....g ?

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