Stances 

sur la reprise des Travaux des Neuf Soeurs

Aux pages 74 à 76 du Tome II, daté de 1807, (ce tome est accessible sur Google-Books, derrière le Tome I) des Annales maçonniques de Caillot, figurent ces Stances.

La résurrection, en 1806, de la célèbre Loge des Neuf Soeurs a décidément dû être considérée comme un événement marquant dans le landerneau maçonnique, puisque nous n'avons pas trouvé moins de trois textes sur ce thème (cliquez pour voir le premier et le second des deux autres).

Aucune indication musicale n'étant mentionnée, il n'est d'ailleurs pas certain que ce texte ait été destiné à être chanté. Nous le publions cependant sur ce site, puisqu'il complète un ensemble de textes relatifs au même événement.

Moulon de la Chesnaye est un collaborateur régulier des Annales, qui ont également publié de lui un discours historique (T. 1) intitulé Innocence des Templiers, un essai (T. 4) intitulé des banquets maçonniques comparés à ceux des anciens, et (T. 5) des Couplets à la Loge de Ste-Joséphine, le jour de la dédicace de son temple.

L'ouvrage Les supercheries littéraires de Quérard nous apprend qu'il était professeur de belles-lettres à Caen et membre de la Société académique de Paris, mais l'accuse d'être un plagiaire en ayant publié sous son nom à Caen en 1819 l'opuscule Antonin déjà  publié en 1787 à Paris sous le même titre par P.-Alph. Guys (1755-1812), diplomate et littérateur (selon le même Quérard dans la France littéraire), en se contentant d'y ajouter une nouvelle préface, où il dit que cet ouvrage, inspiré par le sentiment, a coulé sans peine de sa plume.

Cette affirmation est cependant sujette à caution, puisque le Dictionnaire historique de la France de Lalanne (Vol. 2) considère (p. 1329) que Moulon de la Chesnaye n'est qu'un pseudonyme dudit Guys.

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