Fête de l'ordre à Mars et Thémis

 

La BNF a mis en ligne sur Gallica le document intitulé Discours prononcé le jour de la célébration de la fête de l'ordre, par le Frère M. de La Chesnaye, Vénérable de la Loge de Mars et Thémis, à l'Orient de Paris. Il ne porte pas de date, mais pourrait dater de 1806.

Ce discours, qui occupe les pp. 1 à 16 du document, se compose de deux parties : la première (qui a été en bonne part reproduite aux pp. 163-8 du volume 1 des Annales, paru début 1807) est sur l'innocence des Templiers ; la deuxième s'adresse aux participants à la fête, en particulier aux officiers, aux visiteurs et aux nouvellement initiés et glose sur leurs devoirs et sur l'historique de la loge.

Mais, outre le discours, la brochure contient une série de couplets chantés au banquet ce jour-là :

(pp. 17-19) un cantique du Vénérable

(pp. 20-21) le cantique La Rose

(pp. 22-23) un cantique en l'honneur de Saint-Jean, par le Vénérable

(pp. 24-25) un cantique pour le jour de la Saint-Jean, par le Vénérable

(pp. 26-27) un cantique relatif aux réunions fréquentes des Loges de Mars et Thémis et de l'Espérance, par l'Orateur de Mars et Thémis (qui, comme l'indique le tableau de la Loge qui clôture le recueil, est Mailhat, instituteur, membre de l'Athénée).

 

Moulon de la Chesnaye

Lors du réveil de la Loge des Neuf Soeurs après la Révolution, Moulon de la Chesnaye en fut, en fin 1805 et début 1806, le premier Vénérable. Il composa des stances sur ce réveil.

Au Tableau mentionné plus haut, il est désigné comme juge suppléant, membre de la Société académique des sciences de Paris.

Il fut un collaborateur régulier des Annales maçonniques, qui ont également publié de lui un Discours sur les banquets (T. 4, pp. 217-223) prononcé aux Neuf Soeurs le 31 mars 1806, un impromptu à Cambacérès (T. 5, p. 80) en 1807, également aux Neuf Soeurs, et (T. 5, p. 134) d'obséquieusement courtisans Couplets à la Loge de Ste-Joséphine, le jour de la dédicace de son temple.

On trouve également de lui un chant gallique, intitulé Diex el volt, aux pp. 141-2 de la Lyre maçonnique pour 1813.

C'est lui qui prononça aux Neuf Soeurs l'éloge funèbre de Dalayrac.

L'ouvrage Les supercheries littéraires de Quérard le désigne comme professeur de belles-lettres à Caen et membre de la Société académique de Paris, mais l'accuse d'avoir fait oeuvre de plagiaire en publiant sous son nom à Caen en 1819 l'opuscule Antonin déjà  publié en 1787 à Paris sous le même titre par P.-Alph. Guys (1755-1812), diplomate et littérateur (selon le même Quérard dans la France littéraire), en se contentant d'y ajouter une nouvelle préface, où il dit que cet ouvrage, inspiré par le sentiment, a coulé sans peine de sa plume.

Cette affirmation est cependant sujette à caution, puisque le Dictionnaire historique de la France de Lalanne considère (p. 1329) que Moulon de la Chesnaye n'est qu'un pseudonyme dudit Guys.

Un Jean-Baptiste-Maximilien Moulon de la Chesnaye est donné par Le Bihan comme né en 1760, ancien officier d'infanterie au Régiment de Touraine et membre en 1788 de la Loge Le Désir. Il nous semble peu probable que ce soit le même.

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