BEI DER AUFNAHME EINES MAURERS

Cliquez ici pour entendre un midi de cet air, emprunté à une riche page consacrée aux lieder de Beethoven, où il est séquencé par Fiorella e Armando Orlandi

Cliquez ici pour entendre un mp3 de cet air, d'après cette page du site de la Loge Zur Wahrheit

 

L'Opferlied de Beethoven, en mi majeur, pour voix et piano (WoO 126, 1794), sur des paroles de Friedr. Matthison, ne présente aucun caractère directement maçonnique :  

Opferlied 

Die Flamme lodert, milder Schein
Durchglänzt den düstern Eichenhain
Und Weihrauchdüfte wallen.
O neig' ein gnädig Ohr zu mir
Und laß des Jünglings Opfer dir,
Du Höchster, wohl gefallen!

Sei stets der Freiheit Wehr und Schild!
Dein Lebensgeist durchatme mild
Luft, Erde, Feu'r und Fluten!
Gib mir als Jüngling und als Greis
Am väterlichen Herd, o Zeus,
Das Schöne zu dem Guten!

Chant de sacrifice

La flamme embrase, une lueur chaude
Illumine la sombre forêt de chêne 
Et l'odeur d'encens fumeronne.
Tends une oreille compatissante
Et accepte avec plaisir le sacrifice,
O Plus Puissant, de ce juvénile !

Sois toujours la défense et le bouclier
De la liberté !
Que ton souffle remplisse en abondance
L'air, la terre, le feu et les eaux.
Donne moi, en tant qu'adolescent et que vieillard,
Au sein de ta demeure, O Zeus,
La Beauté comme récompense !

Roger Cotte (chaud partisan de la thèse de l'appartenance maçonnique de Beethoven) a cependant enregistré ce lied à son disque Musiques rituelles maçonniques au XVIIIe siècle et s'en justifie par ce texte (qui ne nous semble pas totalement convaincant ...) :

L'Opferlied (1795 ?), «Chant de sacrifice» pour voix solo et piano-forte, rejoint la maçonnerie d'inspiration antique mise à l'honneur à Vienne dans l'entourage de Mozart (cf. la cantate «Dir Seele des Weltalls»). Le texte du poète Matthison évoque les sacrifices des anciennes religions, mais également le symbolisme des quatre éléments (si importants dès le premier grade) et le combat pour la liberté. Le musicographe H. de Curzon le qualifie de « ... large et belle page un peu dans le style des chœurs des prêtres d'Isis de La Flûte enchantée ».

Mais cet air a été utilisé pour deux chants spécifiquement maçonniques, sur deux autres textes, l'un de Wegeler (qui, lui, mérite certainement le rapprochement avec La Flûte enchantée), l'autre de Piel (que nous n'avons pu identifier):

1. texte de Wegeler

BEI DER AUFNAHME EINES MAURERS

Das Werk beginnet! heil'ge Glut
Erhebe froh des Neulings Muth
Dass würdig er's vollbringe.
Sie stärke den noch schwachen, schwachen Sinn,
Darnit er einstens zum Gewinn
Die Palme sich erringe !

Tilg! grosser Schöpfer, allen Wahn
In seiner Seel', dass er die Bahn
des Guten muthig wandle
O gib, dass er, wie es Dir wohlge fällt
den bessern Menschen zugesellt
Stets wie ein Maurer handle.

A l'initiation d'un maçon

Le travail commence ! Qu'une sainte ardeur
Rehausse le cœur du novice
Afin qu'il puisse l'achever avec dignité.
Qu'elle fortifie son esprit encore faible
Afin qu'il obtienne un jour
Le Palme comme trophée !

Dissipe, grand Créateur, toute illusion de son esprit
Pour qu'il suive courageusement la voie du Bien.
En compagnie, par ta bénédiction, d'hommes meilleurs,
Fais qu'il agisse toujours comme un Maçon.

2. texte de Piel

Du Weihestunde, sei gegrüßt!
Aus deinem Borne fließt
in unsre tiefsten Seelen
dein Friede reich und milde.
O, laß' deinen Zauber
begleiten uns hinfort
Stärk' uns und laß' uns mächtig sein
|: im Schaffen alles Guten :|

Du Weihestunde, sei gegrüßt!
Wer sich dir hingibt,
dem erschließt du wunderbare Wonne
im Reiche deiner Sonne
O lenke die Strahlen
auf unser Tun und Treiben
und laß und immer bleiben im Banne
|: des Wahren und des Schönen. :|

(d'une page du site du chansonnier de la Loge Zum Warheit)

Traduction en attente d'un volontaire !

 

Nous avons trouvé la partition de l'Opferlied original à la page 36 d'un recueil de partitions (profane), Erk's Deutscher Liederschatz :

 

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