2 Chants maçonniques sur des airs de Beethoven

En cliquant ici,vous entendrez l'air de Maurerfragen, emprunté à une riche page consacrée aux lieder de Beethoven, où il est séquencé par Fiorella e Armando Orlandi 

 

Même si certains auteurs en soutiennent l'hypothèse, l'appartenance maçonnique de Beethoven (qui nous semble fort peu probable) n'est aucunement démontrée.

Il n'en est pas moins vrai que son ami Wegeler, qui, lui, était bien maçon, a écrit, pour être interprétés sur la musique de deux de ses lieder, des textes maçonniques.

Ce sont :

NB : WoO (Werke ohne Opuszahl) caractérise les 205 œuvres autres que celles numérotées par Beethoven lui-même (et portant elles un n° d'opus).

WEGELER 

Franz Gerhard WEGELER (1765-1848) était membre de la Loge de Bonn Les Frères courageux, fondée en 1806 par le Grand Orient de France (et devenue plus tard Die Muthigen Brüder).

Ferdinand Ries et Nikolaus Simrock en étaient également membres.

Nous avons trouvé à la page les docteurs de Beethoven les indications biographiques suivantes sur lui :

Né à Bonn, le 22 août 1765, de parents alsaciens, il entreprit des études de médecine à Cologne et les termina à Vienne où il fut promu docteur en médecine en septembre 1789. De retour à Bonn, il se vit confier une charge d'enseignement dans la jeune université et fut promu, successivement, professeur, doyen et recteur. En 1794, sur décision des autorités françaises d'occupation, l'université fut fermée, ce qui amena Wegeler à se réfugier à Vienne pendant deux années (1794 à 1796). Après ce séjour il reçut une charge d'enseignement à l'école centrale d'accouchement à Bonn qu'il quitta, en 1807, pour s'installer en médecine privée à Coblence. Il accepta encore des responsabilités officielles en tant que conseiller médical du gouvernement en 1814 et prit sa retraite en 1842. Il décéda en 1848 à l'âge de 83 ans. 

C'est fortuitement qu'il fit la connaissance du jeune Ludwig van Beethoven en 1782 ; il resta très proche de lui jusqu'en 1787, date de son premier séjour à Vienne. Ce fut par son intermédiaire que Beethoven entra en relation étroite avec la famille von Breuning dont Wegeler épousa la fille aînée Eleonor (dite Lorchen) en 1802. Durant toute sa vie, Beethoven conserva des contacts épistolaires réguliers avec les Wegeler. En 1838, Wegeler et Ries publièrent une biographie du Maître sous le titre de «Biographische Notizen über Ludwig van Beethoven», suivie d'un complément en 1845 par le seul Wegeler.

Et sur une page du site beethovenien de Nelly Johnson, nous avons trouvé les détails suivants sur la rencontre entre les deux adolescents :

1782 va transformer le destin de Ludwig grâce à la rencontre de deux hommes, le premier lui fait découvrir l'amitié, le second (Neefe, ndlr) ses dons de compositeur ...
Franz Gerhard Wegeler ... a 17 ans, Ludwig en a 12. Franz qui avait déjà observé Ludwig depuis la fenêtre de la maison en face de celle des Beethoven, a pitié de cet enfant torturé et décide de l'aider à sortir de son oppressant climat familial en lui présentant ses amis, la famille Breuning. Madame Hélène Breuning, veuve du conseiller von Breuning a quatre enfants, trois garçons et une fille, elle traite Ludwig comme l'enfant de la maison. Ludwig donne des cours de musique à Éléonore Breuning. Les Breuning et Franz Wegeler resteront les grands amis de Ludwig durant toute sa vie.

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