Cantique par Jouenne

Cliquez ici pour entendre un MP3 de l'air Te bien aimer, O ma chère Zélie, établi à l'aide de cette page du site NEUMA.

Les treize cantiques de Jouenne ont été en leur temps rendus disponibles sur le web par les soins des Loges de Caen. Les douze premiers le sont encore, en voici le premier, dont l'incipit est Buvons, chantons, en ce jour d'allégresse.

On notera, au 3e couplet, la virulente attaque contre les jésuites, traités de fléau et de race flétrie souillant la patrie.

Jouenne indique, sans autre précision, Musique de Plantade. Il y eut deux célèbres Plantade compositeurs de romances, Charles-Henri (1764-1839) et son fils Charles-François (1787-1870). La première publication du cantique remontant à 1819, la question de date ne permet pas de trancher entre les deux hypothèses. Du premier, l'air le plus connu est Te bien aimer, O ma chère Zélie, datant de 1791. A défaut de certitude, c'est celui que nous vous proposons d'écouter (la métrique en 4 décasyllabes correspond).

CANTIQUE I

Musique de Plantade 

Refrain

Buvons, chantons, en ce jour d'allégresse
Où la gaité s'allie à nos travaux ;
Buvons, chantons, et qu'une heureuse ivresse,
Sans les troubler, échauffe nos cerveaux.

1.

Buvons d'abord à nos divins mystères
Foyer sacré des plus pures lumières,
Dont les rayons, à grands flots répandus,
En traits de feu nous peignent les vertus :

2.

Buvons encor à tous ceux de nos frères
Qui de la vie éprouvent les misères ;
Que l'Éternel de sa puissante main,
Fasse sur eux luire un jour plus serein :

3.

Buvons aussi, buvons à la patrie,
Que souille hélas une race flétrie ...
De ce fléau, frères, délivrons-la ;
Oui, guerre à mort aux fils de Loyola :

4.

Buvons surtout au saint noeud qui nous lie
A l'AMITIÉ (1) soeur aimable et chérie,
Dont les enfants, par un charme divin,
Ont de THÉMIS (2) embelli le festin :

(1) La Respectable Loge de la Constante Amitié à l'Orient de Caen.

(2) Titre distinctif de la Respectable Loge dont l'auteur est membre.

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