Les VISITEURS

vaudeville maçonnique

Cliquez ici pour entendre le fichier midi de l'air A voyager passant sa vie, séquencé par B. A.

Cliquez ici pour entendre l'air Fidèle époux, franc militaire, séquencé par B. A.

 

Ce vaudeville maçonnique de Louis Dubois, intitulé Les Visiteurs, a été chanté au banquet de la Saint-Jean d'été, dans la Loge de la Fidélité, à l'Orient d'Alençon, le 5° jour du 5° mois de la Vraie Lumière 5807 (5 juillet 1807).

Nous l'avons trouvé dans un des feuillets contenant les chansons de Louis Dubois (en-tête ci-contre), qui propose comme airs A voyager passant sa vie et Fidèle époux franc militaire

Il a été reproduit aux pp. 135-7 de la Lyre maçonnique pour 1812 ainsi qu'aux pp. 220-3 du Nouveau Code récréatif des Francs-Maçons, qui donne comme air Pégase est un cheval qui porte.

Les éditions ultérieures se distinguent de celles-là par la suppression des deux derniers couplets (l'avant-dernier, qui annonçait l'invasion de l'Angleterre par les troupes impériales, étant évidemment passé de saison depuis belle lurette ...). Ce sera le cas :

  • au Banquet maçonnique de Gentil (qui reprend les propositions d'air d'origine) en 1820 (pp. 85-6, avec quelques légers changements de texte ; notamment, au premier couplet, Frères chantons les visiteurs au lieu de Nous chérissons ces Visiteurs)

  • aux pp. 66-8  du recueil d'Orcel de 1867 (qui opte plutôt pour Pégase est un cheval qui porte).

Pour des raisons techniques, la version publiée ci-dessous est un mixte à partir de la version incomplète d'Orcel, suivie pour les deux derniers couplets de celle du Nouveau code récréatif des Francs-Maçons .


        

      

       

 Les Visiteurs

 

Vaudeville maçonnique

 

 Air: Pégase est un cheval qui porte.

 

 

Comme ici-bas chacun voyage, 
Bon ou méchant, triste ou joyeux, 
Des Visiteurs sur le passage 
Le cortége est toujours nombreux ;
Mais quand, guidés par la lumière,
Vers notre loge et vers nos cœurs
Ils accourent, certains de plaire,
Nous chérissons ces Visiteurs.

 

 

 

Anacharsis et Pythagore,
Chers a l'histoire, à la raison,
Dans l'Égypte et la Grèce encore
De sagesse faisant moisson,
En leur patrie un peu sauvage
Portaient des préceptes, des mœurs...
Dans ce savant pélerinage
N'étaient-ils pas des Visiteurs ?

 

 

 

Que Cook, ainsi que Bougainville,
Bravant les dangers et les mers,
Des arts semant le germe utile,
Fécondent cent climats divers ;
Leur visite expiera les crimes
Des conquérants dévastateurs...
Tantôt cruels, tantôt sublimes,
Que ce monde a de Visiteurs !

 

 

 

Que l'Ambition, l'Avarice,
Chez nous osent se présenter,
Nous leur dirons sans artifice :
- Ne venez pas nous visiter -
Mais si l'amitié nous annonce
L'Amour et les Grâces, ses sœurs,
Voici vite notre réponse :
- Salut a ces chers Visiteurs ! -

 

 

 

Aux Ris, aux Jeux, à la Franchise,
Offrons bon accueil et bon cœur ;
Que chez nous ne soit point admise
Fausseté, que suit la Noirceur.
Gaité, fais notre seule ivresse !
Bons mots et bons vins sont flatteurs.
Fuyez vite, Envie et Tristesse !
N'admettons pas ces visiteurs !

 

 

 

 Vous dont Albion en guinées 
A payé le sang et les pleurs, 
Nations sur vos destinées 
Que vous appelez de malheurs ! 
Tremblez, suppôts de la Tamise ; 
De Fridland les héros vainqueurs,
Dans les murs de Londres soumise,
Arriveront en Visiteurs.

 

 

 

(Aux Visiteurs des divers Oriens.)

 Vous qu'une amitié sans contrainte, 
Vous qu'un attachement sans fin 
Umissent d'une douce étreinte 
Dans nos bras et sur notre sein, 
Voyez l'affectueuse ivresse 
Que vous inspirez à nos cœurs ; 
Du bonheur et de l'allégresse 
Vous êtes bien les Visiteurs.

 

                                              Frère Louis Dubois, Rose-Croix.

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