Bundeslied (Goethe - Clemens)

(In allen guten Stunden)

Cliquez ici pour entendre cette partition, séquencée par Christophe D.

Dans le chansonnier (1851) de la Loge Amalia zu den drei Rosen, on trouve avec sa partition (n° 14, p. 22) le Bundeslied de Clemens (sur un texte de Goethe) In allen guten Stunden.

Bundeslied

In allen guten Stunden,
Erhöht von Lieb' und Wein,
Soll dieses Lied verbunden
Von uns gesungen seyn!
Uns hält der Gott zusammen,
Der uns hierher gebracht.
Erneuert unsre Flammen,
Er hat sie angefacht.

So glühet fröhlich heute,
Seid recht von Herzen eins!
Auf, trinkt erneuter Freude
Dieß Glas des echten Weins!
Auf, in der holden Stunde
Stoßt an, und küsset treu,
Bei jedem neuen Bunde,
Die alten wieder neu!

Wer lebt in unserm Kreise,
Und lebt nicht selig drin?
Genießt die freie Weise
Und treuen Brudersinn!
So bleibt durch alle Zeiten
Herz Herzen zugekehrt;
Von keinen Kleinigkeiten
Wird unser Bund gestört.

Uns hat ein Gott gesegnet
Mit freiem Lebensblick,
Und alles, was begegnet,
Erneuert unser Glück. 
Durch Grillen nicht gedränget,
Verknickt sich keine Lust;
Durch Zieren nicht geenget,
Schlägt freier unsre Brust.

Mit jedem Schritt wird weiter
Die rasche Lebensbahn,
Und heiter, immer heiter
Steigt unser Blick hinan.
Uns wird es nimmer bange,
Wenn alles steigt und fällt,
Und bleiben lange, lange!
Auf ewig so gesellt.

Chaîne d'Union

Lors de tous ces bons moments 
Exaltés par l'amour et le vin, 
Que ce chant soit entonné 
Pour nous rassembler ! 
Et que le Dieu qui nous a amenés ici
Nous garde ensemble, 
Renouvelant nos ardeurs
Qu'il a allumées.

Alors aujourd'hui, que dans une joie rayonnante, 
Nous ne formions qu'un seul cœur !
Debout, buvez à la joie renouvelée 
Ce verre de vin pur ! 
Debout, dans la douceur de l'instant, 
Trinquez, embrassez-vous sincèrement,
A chaque nouvelle chaîne d'union 
Les anciens rajeunissent !

Qui, vivant dans notre cercle,
Ne s'y sent pas heureux ?
Jouissez de nos libres façons
Et d''une fraternité fidèle !
Restez à travers les temps
Cœur contre cœurs ;
Notre lien ne sera rompu
Par aucune petitesse.

Un dieu nous a fait la grâce
D'une libre vision de la vie,
Et tout ce qui arrive
Renouvelle notre bonheur.
Poussé par aucune lubie
Jamais notre plaisir ne se brise.
Notre cœur, dégagé des apparences,
Peut battre plus librement

À chaque pas nous progressons
Sur le rapide chemin de la vie,
Et nos regards se lèvent,
Gaiement, toujours gaiement.
Nous ne serons jamais effrayés,
Quand tout monte et descend
Et longtemps, longtemps, nous resterons
Ainsi unis, pour l'éternité.

Le poème de Goethe.

Goethe a écrit deux textes sous le titre Bundeslied, le premier (d'incipit Den künftgen Tag und Stunden) publié en 1776 (soit avant son initiation, qui date de 1780) et celui-ci (de 1789 d'après cette page, mais qui de toute façon n'est pas nécessairement maçonnique).

Ce texte-ci a fait l'objet de nombreuses autres mises en musique, dont certaines (Wilhelm Baumgartner, Beethoven, August Bergt, Nägeli, Gustav Reichardt, Johann Friedrich Reichardt, Adolf Reichel, Carl Friedrich Enoch Richter, Wilhelm Riem, Schubert, Wilhelmine Schwertzell von Willingshausen, Otto Uhlmann) sont signalées ici et ici ; en voici d'autres :

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