Dans ce Banquet délicieux

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Refrain

(seul) Chantez, bénissez mille fois
Des maçons les heureuses loix.
(en choeur) Chantons, bénissons mille fois
Des maçons les heureuses loix.

(après le dernier couplet)
Unissez vos coeurs et vos voix
Pour chanter nos heureuses loix.

 

Dans ce Banquet délicieux,
Une suprême intelligence
Réunit au gré de nos voeux
Les plaisirs avec l'innocence

A l'architecte des humains,
Nous rendons le premier hommage
Et respectons Les Souverains
Comme sa plus parfaite image.

Sur les propos l'honnêteté
Dans nos loges toujours domine ;
Et si nous entrons en gayté
C'est la Sagesse qui badine.
Icy les goûts bien assortis
Produisent l'union parfaite.
Jamais les Esprits de partis
N'y troublent notre paix secrette.
Par un éclat faux et trompeur,
Loin que notre âme soit séduite ;
Ici l'on pese la grandeur,
A la Balance du mérite. 
Des hommes les plus vicieux
Nous refondons le caractère,
Nous transformons l'Esprit quinteux,
En humeur douce et débonnaire. 
Nous chassons de notre atelier
Tous les ingrats et les faux frères ;
Et nous peuplons le monde entier
De vrais amis, d'amans sincéres 
Sexe aimable, à qui nous offrons
Le tribut le plus légitime ;
Si cette esquisse des maçons,
A quelque droit sur votre estime, 

La même chanson (dans des versions différentes) figure aux pages 100 et 101 de La Lire Maçonne, ainsi que dans de nombreux autres chansonniers.

Mais les seuls qui reprennent fidèlement la version (et le titre) de Naudot sont le recueil de la Veuve Jolly (pp. 45-7) et le Recueil de chansons franc-maçonnes à l’usage de la loge de l’Union paru à Francfort en 1764 (pp. 55-7).

Fleury se dit l'auteur de ce texte.

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