Cantate

 

Parmi 6 documents sur la réunion de l'Ecossisme français et américain en 1821, Auguste de WARGNY, dans le Tome V (années 1821-24) des Annales chronologiques, littéraires et historiques de la maçonnerie des Pays-Bas à dater du 1er janvier 1814 (accessible via la digithèque des bibliothèques de l’Université Libre de Bruxelles), publie (pp. 44-71), sous la devise Ordo ab Caho (sic), un extrait du livre d'Or du Suprême Conseil pour la France, en date du 24 juin 1821, comprenant (pp. 60-61) la cantate suivante. 


     

Le texte était de Naudet et la musique de Romagnesi.

Thétis est une des Néréides, et la mère d'Achille. 

Ambition et maçonnerie

Selon Plutarque, Jules César, passant dans un village, aurait dit : J'aimerais mieux être le premier ici que le second à Rome. Ceux qui cultivent pour eux-mêmes des ambitions de pouvoirs maçonniques - il y en a, et d'autant plus acharnés que sont ronflants (Grand Hiérophante, Tout Puissant Souverain Grand Commandeur) les titres dont ils aimeraient se parer - se montrent parfois adeptes de cet adage, comme en témoigne par exemple l'extraordinaire efflorescence actuelle, dans la maçonnerie d'inspiration égyptienne, de multiples Ordres (aux effectifs parfois squelettiques) dont beaucoup se considèrent comme le seul orthodoxe. 

Dès son origine, le Rite Ecossais Ancien et Accepté (REAA) n'a pas échappé à de telles dérives, puisque Ragon (évidemment très partial en l'occurrence) signale, dans son Orthodoxie maçonnique, qu'il y eut pour ce Rite, pendant ses premières années, jusqu'à trois Suprêmes Conseils à Paris (NB : après leur réunification, la situation ne s'améliora guère, puisqu'il y eut notamment vers 1830 un Suprême Conseil des Trinosophes ; actuellement, il y a en général dans chaque pays au moins autant de Suprêmes Conseils que d'Obédiences bleues disant pratiquer le REAA)

Sur le Suprême Conseil d'Amérique en particulier, et sa réunion mentionnée ci-dessus, on lira avec intérêt l'avis de Ragon dans l'ouvrage précité.

On y voit que cette réunion consistait en fait à placer, après de nombreux anathèmes et disputes (que Ragon qualifie de spectacle honteux qu'a produit trop souvent la pratique des hauts grades), le Suprême Conseil d'Amérique - établi à Paris malgré son nom - sous l'obédience du Suprême Conseil de France

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