Loge d'Adoption en 1828 à la Clémente Amitié

 

Dans son Histoire de l'Ordre maçonnique en Belgique, Cordier écrit en 1854 (p. 571) :

Actuellement les loges d'adoption n'existent plus guère qu'à Paris. La plus brillante paraît être celle de la Clémente Amitié. La tenue la plus remarquable qui ait eu lieu dans cette loge, est celle du 15 mars 1828. Plus de trois cents frères et sœurs y assistaient. Ce fut une des plus brillantes fêtes de la franc-maçonnerie. On y remarquait le duc de Choiseul, les frères Dupin jeune, l'amiral sir Sidney Smith, Wright, colonel écossais, Soarez d'Avezedo, colonel suédois. Les travaux étaient dirigés par le frère Leblanc de Marconnay.

On peut trouver un compte-rendu très détaillé (comprenant 2 cantiques) de cette fête aux pp. 853 à 867 du Tome VI (années 1825 à 28) des Annales chronologiques, littéraires et historiques de la maçonnerie des Pays-Bas à dater du 1er janvier 1814 (accessible via la digithèque des bibliothèques de l’Université Libre de Bruxelles) d' Auguste de Wargny.

Il s'agissait en fait d'un grand événement mondain bien plus que maçonnique, rendez-vous de tout le gratin de l'écossisme parisien, dont les membres les plus en vue s'échangèrent pompeusement compliments et témoignages d'admiration pour leurs lumières éblouissantes et pour leurs positions sociales (comme le dira la Grande Maîtresse, la maçonnerie écossaise est gouvernée par d'illustres membres qui représentent les hautes notabilités de la pairie, de la magistrature et de l'armée).

Cette séance académique fut si longue qu'une partie des discours prévus dut être reportée à une autre circonstance, de peur que la séance ne fût trop longue et ne fatiguât les aimables Soeurs (sic), grâce à quoi on put enfin passer aux récréations (distribution de bijoux, bal, numéros de music-hall du physionomane - i. e. grimacier - Leclerc) avant qu'à 1 heure du matin on ne passe au Banquet, qui ne se termina qu'aux premières lueurs du jour.

Nous reproduisons sur des pages séparées les deux cantiques cités par Wargny, à savoir :

Cet événement dut faire une forte impression, puisque le même compte-rendu est reproduit ou utilisé :

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